À la suite de sa déportation, l’ancien chef des rebelles Guy Philippe a passé sa première nuit à la DCPJ

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À la suite de sa déportation, l’ancien chef des rebelles Guy Philippe a passé sa première nuit à la Direction Centrale de la Police Judiciaire pour d’autres chefs d’accusation.

Déporté par les autorités américaines le jeudi 30 novembre 2023 à 9h49 du matin à bord d’un vol de l’immigration et des douanes américaines, Guy Philippe chef de la rébellion en 2004 qui a renversé le président Jean Bertrand Aristide est retenu et placé en garde à vue à la Direction Centrale de la Police Judiciaire le même jour en raison d’un mandat d’amener qui avait été émis contre lui pour avoir attaqué dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mai 2016 le commissariat des Cayes. Cette attaque avait causé la mort du policier Tisson Jean-Pierre.

Son avocat, Me Jean Joseph contacté par Juno7 dans la soirée, n’a pas voulu donner trop de détails sur son client. Paradoxallement, il a partagé des documents soulignant que dans un certificat de casier judiciaire publié par le Tribunal de Première Instance des Cayes en date du 18 septembre 2023, le casier judiciaire de Guy Philippe pour la juridiction des Cayes est vierge. Une copie du certificat de greffe du Parquet près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince en date du 29 juin 2023 attestant qu’aucun mandat d’amener n’a été décerné à l’encontre de Guy Philippe a été également partagé par l’homme de loi.

Recherché depuis 2005 par des officiers de l’agence américaine de lutte anti-drogues (DEA) pour trafic de stupéfiants, Guy Philippe menait une vie publique dans son fief de Pestel, situé à 150 km à l’ouest de Port-au-Prince. Élu Sénateur de la Grand’Anse en novembre 2016, Guy Philippe était l’invité d’une émission politique à radio Scoop FM à Pétion-Ville quand des policiers de la DCPJ se sont postés devant la station, tirant de nombreux coups de feu en l’air, provoquant une panique dans le voisinage. Encadré d’officiers cagoulés, Guy Philippe a été arrêté, puis placé à l’arrière d’une voiture de la Brigade de Lutte Contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS) .

Dans la soirée, Guy Philippe, vêtu d’une chemise blanche, sur le tarmac de l’aéroport international Toussaint Louverture, escorté jusqu’à un avion par des policiers américains de la brigade anti-drogues a été extradé vers les Etats-Unis d’Amérique. Après l’arrestation du chef des rebelles le jeudi 5 janvier 2017, des sympathisants de Guy avaient bloqué avec des troncs d’arbres et des pneus enflammés plusieurs routes de Pestel et du département de la Grand’Anse.

En juin 2017, après avoir plaidé coupable de blanchiment d’argent pour des sommes reçues illégalement à la fin des années 1990 et au début des années 2000, il a été condamné par Cecilia M. Altonaga, juge de Miami. Selon la justice américaine, il avait reçu plus de 1,5 million de dollars de pots de vin pour assurer le transfert sans encombre de cargaisons de stupéfiants. Selon les admissions faites dans le cadre du plaidoyer, à partir de la fin des années 1990, Guy Philippe a sciemment utilisé son poste de Commissaire de Police pour faciliter les livraisons de drogue et les produits de la drogue qui arrivent en Haïti en échange de paiements en espèces.

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