Accusée d’être ambiguë sur l’antisémitisme, Claudine Gay, américaine d’origine haïtienne, maintenue à son poste de présidente de Harvard

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Conflit meurtrier à Gaza: accusée d’être ambiguë sur l’antisémitisme, Claudine Gay, la présidente de l’université Harvard, maintenue à son poste.

Après ses propos jugés ambigus sur la lutte contre l’antisémitisme sur le campus de l’université Harvard, l’Américaine d’origine haïtienne, Claudine Gay, a été critiquée par Certains législateurs et donateurs de cette université qui ont appelé à sa démission. À la fin, la plus haute instance de Harvard a finalement décidé de la maintenir à son poste.

“En tant que membres de la Corporation de Harvard, nous réaffirmons ce jour notre soutien à la poursuite du mandat de direction de la présidente (Claudine) Gay”, a déclaré la plus haute instance de l’université Harvard. Une décision qui a maintenu Claudine Gay à son poste.

La corporation de Harvard croit que la présidente d’origine haïtienne est la bonne dirigeante pour aider sa communauté (universitaire) à traiter de très graves questions sociétales auxquelles nous sommes confrontés.

Claudine Gay a été critiquee après une audience au Congrès américain pour ses réponses aux questions de l’élue républicaine Elise Stefanik, qui a assimilé les appels de certains étudiants à l’« Intifada » à une exhortation à « un génocide contre les juifs en Israël et dans le monde ».

Lorsque l’élue républicaine avait demandé à Claudine Gay si « appeler au génocide des juifs violait le règlement sur le harcèlement à Harvard, oui ou non ? », la présidente avait répondu : « Cela peut, en fonction du contexte », avant d’ajouter : « Si c’est dirigé contre une personne. »

Depuis le conflit meurtrier à Gaza, le conflit déchaîne les passions dans des universités renommées aux États-Unis, comme Harvard. Des donateurs et des voix dans le milieu républicain et démocrate ont dénoncé les incidents antisémites sur les campus et critiqué une réponse trop faible des présidents d’universités, sur fond de critiques récurrentes des conservateurs contre les campus américains qu’ils jugent trop à gauche, a rapporté AFP.

Bien avant la décision de la plus haute instance de l’université, près de 700 professeurs s’étaient opposés aux appels à la démission de Claudine Gay. “Nous vous demandons instamment de défendre l’indépendance de l’université et de résister aux pressions politiques, y compris les appels à la destitution de la présidente Claudine Gay, qui sont contraires à l’engagement d’Harvard en faveur de la liberté académique”, avaient écrit ces professeurs aux responsables de l’université.

Pour rappel, Claudine Gay est entrée en fonction comme 30e présidente de l’université Harvard le vendredi 30 juin 2023. La cérémonie avait eu lieu au Tercentenary Théâtre.

L’américaine d’origine haïtienne est à la tête d’une université ayant un budget colossal de 50,9 milliards de dollars. Cette somme titanesque est disponible pour financer les bourses d’études, les recherches et d’autres projets universitaires.

Fille d’immigrants haïtiens, Gay a obtenu son baccalauréat en 1992 à Stanford, où elle s’est spécialisée en économie et a reçu le prix Anna Laura Myers pour la meilleure thèse de premier cycle. En 1998, elle a obtenu son doctorat au gouvernement de Harvard, où elle a remporté le prix Toppan de la meilleure thèse en sciences politiques. Scientifique en sciences sociales quantitatives avec une expertise en comportement politique, Gay a été professeur adjoint puis professeur associé titulaire à Stanford avant d’être recruté à Harvard en 2006 en tant que professeur de gouvernement.

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