Au sujet des nouvelles dispositions de la BRH

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

Le lundi 22 ao?t 2022, le conseil d’administration de la Banque de la R?publique d’Ha?ti a donn? une conf?rence de presse pour annoncer de nouvelles dispositions dans le syst?me mon?taire.

Mes commentaires sur trois points :

Les dispositions concernant les transferts internationaux

Pour le paiement en gourdes des transferts re?us ? partir des points de service, en plus du taux de r?f?rence, les nouvelles dispositions ?tablissent un taux maximum. L’id?e me parait d?routante dans l’?conomie ha?tienne actuelle. Aucune disposition n’est prise pour les ?changes en gourdes des clients des banques commerciales, ce qui laisse toute latitude ? ces derni?res.

Ma suggestion est que la banque centrale ?tablisse un intervalle de variation pour toute transaction dollars-gourdes, gourdes-dollars faite aux points de service, dans les banques commerciales, chez un commer?ant. Le minimum serait le taux de r?f?rence, d?j? accept? par tous les agents ?conomiques. Pour le maximum, je sugg?re le Taux moyen d’acquisition (TMA). L’utilisation du TMA, qui est un taux de vente, pr?sente l’avantage de limiter pour l’agent ?conomique les pertes li?es au change. Il n’introduit pas non plus de calcul suppl?mentaire comme le pr?voient les nouvelles dispositions.

Le taux de r?f?rence

Il est apparu pour la premi?re fois au cours du gouvernorat de M. Bonivert Claude (Nov. 91-Oct 94). ? cette ?poque, quelques banques commerciales, quelques maisons de transfert fonctionnaient dans une atmosph?re un peu bon enfant. La complexit? actuelle du march? des changes appelle ? une r?vision en profondeur du concept pour y inclure des acteurs qui p?sent de tout leur poids dans la fluctuation du taux de change et minimisent la port?e de l’outil taux de r?f?rence.

Ma suggestion est que la banque centrale fasse appel aux comp?tences en statistiques qui ?voluent dans le pays pour l’aider ? am?liorer la performance de cet outil, combien utile, qui a travers? le temps.

Pour moi, l’association de cet outil ? la banque centrale est plut?t signe de d?f?rence.

Les injections massives de <>

Cette disposition n’est pas nouvelle avec des r?sultats mitig?s, peu probants par le pass?. La nouveaut?, pour moi, est le fait que les acteurs du march? informel semblent avoir anticip? l’arriv?e de cette disposition en faisant baisser le taux d’avance, diminuant la port?e de cette mesure. Ne s’agit-il pas d'<>. Dans le contexte des exigences du GAFI, cette disposition d’injection est-elle raisonnable ? Depuis la derni?re injection massive, la banque centrale n’a-t-elle pas cherch? ? mieux connaitre l’informalit? et ses acteurs ?

Il faut souligner l’absence dans ces dispositions de composantes destin?es ? aborder le probl?me imm?diat du co?t de la vie. L’agent ?conomique qui ?volue en Ha?ti reste sur sa faim quant ? l’impact de ces dispositions sur les prix des produits de consommation courante. Il continue de crier sa d?tresse. C’est que, ? c?t? de la banque centrale, il y a les autres acteurs. J’en citerai deux : le gouvernement central et le secteur politique qui se doivent de mettre un terme ? cette descente aux enfers, aux inacceptables incitations ? la violence. Encore combien de temps ?

Kathleen Dorsainvil

Ph.D. in Economics

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