Comp?tence, incomp?tence et fracture sociale

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Une erreur s’est gliss?e dans mon adresse au Premier ministre de facto. Ceux qui savent lire l’ont sans doute d?j? corrig?e : <> au lieu de <>. Mon propos qui reste le m?me en ce qui concerne le politique posait la question : pourquoi un homme qui a r?ussi dans son domaine, qui est appr?ci? comme praticien et enseignant court-il le risque de perdre sa carri?re dans une aventure dont l’issue ne peut ?tre que catastrophique ?

D’habitude les pouvoirs ill?gitimes recrutent leur personnel chez ceux qui, ? d?faut d’un domaine d’excellence, courent apr?s une notori?t? et une richesse faciles. Dans mon domaine on me jugeait moyen ou m?diocre, alors je prends un poste qui attire l’attention sur moi, et j’essaie de jouer sur deux tableaux en m?me temps. Quelqu’un m’avait dit une fois, en revendiquant une profession lib?rale : <> En r?alit?, s’il ?tait connu et reconnu comme … il ne ferait pas cette politique-l?. Et ne serait pas appel? ? ce moment-l?. Et n’aurait pas r?pondu ? l’appel de ce moment-l?.

Le myst?re d’Ariel Henry demeure sa motivation. Ceux qui le connaissent et partagent son intimit? nous le diront peut-?tre un jour.

Et l’on peut se demander pourquoi et quand, m?me dans la logique limit?e de l’honn?tet? bourgeoise et de la d?mocratie repr?sentative, des gens instruits ont totalement perdu le sens du devoir civique et du bien-?tre collectif.

Qui peut en toute honn?tet? dire que ce pays peut avancer aujourd’hui sans un gouvernement de transition auquel le pays peut faire confiance au moins pour l’organisation d’?lections cr?dibles et la prise d’importantes mesures de justice et de justice sociale ? Qui peut, en toute honn?tet?, dire que le pouvoir de facto qui gaspille notre temps et nos biens, peut faire cela ? Les membres du gouvernement eux-m?mes doivent savoir qu’ils ne participent pas ? la construction de l’avenir mais contribuent ? retarder une fin.

Le gouvernement de facto pr?sid?, command?, dirig? par un chef auquel le pays ne reconna?t aucune l?gitimit? fait d’une fin in?vitable une constance, joue une prolongation ? dur?e ind?termin?e qui ne peut pas conduire le pays ? une victoire sur ses maux.

Pourquoi y a-t-il encore trop de voix qui h?sitent ? le dire ? On a vu et entendu la v?h?mence dont certains m?dias et journalistes sont capables quand il s’agit de d?noncer les violences verbales exprimant la col?re populaire. Dans tous les pays, toutes les situations insurrectionnelles donnent lieu ? de telles violences verbales. Les peuples en col?re ne font pas dans la dentelle. Et si l’on compare Ha?ti ? d’autres pays, nous sommes presque des moutons. On a vu ce que peut faire ailleurs une coupure d’?lectricit?, la flamb?e des prix ou un crime odieux. Pourquoi pas cette m?me v?h?mence envers un pouvoir de facto qui est, de fait, le premier responsable des conditions g?n?rales du pays ?

Le fait est que, parmi les gens qui se disent ou se croient progressistes, il y a encore trop de complaisance envers ce pouvoir de facto, surtout envers ceux qui font habitus bourgeois et profil de technocrates.

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