Continuer ? d?fendre ses positions

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Les attaques contre moi, Magali Comeau Denis, quelques autres, sur les r?seaux sociaux ne sont pas ?tonnantes et m?ritent, sinon des r?ponses, du moins une analyse. Elles sont le nom de quelque chose et participent d’une strat?gie inefficace de disqualification de personnes ou personnalit?s consid?r?es comme porte-parole et adversaires. Me voil? par exemple mauvais ?crivain, jaloux du succ?s de tel, sinistre, pinailleur…

Bon, que se cache-t-il derri?re la blague ? Qui se cache derri?re des attaques anonymes contre des gens connus pour leur franc-parler ?

Nous sommes quelques-uns ? dire ? voix haute ce que le peuple dit dans sa majorit? : la n?cessit? de rassembler les forces progressistes pour orienter ce pays vers plus de justice sociale et d’?quit? citoyenne ; l’impossibilit? de r?aliser ce changement dans la continuit? PHTK ; un regard critique ? avoir sur le comportement des puissances occidentales et institutions internationales concernant Ha?ti, puisque leurs diktats et positions s’inscrivent dans la logique de continuit?.

Nous sommes quelques-uns et plus que quelques-uns. Ce discours, nombreux sont les gens qui le tiennent, qui le partagent. Ce sont ces voix que l’on veut ?touffer. Toutes ces voix, en ciblant quelques-unes en croyant que la calomnie pourrait les atteindre ou les effrayer.

On l’a dit tant de fois : la politique, l’art sont des terrains favoris de la pol?mique. Au sens o? s’y exposent des positions contraires, parfois irr?conciliables. En d’autres temps, le prix ? payer pour ses convictions, c’?tait l’exil, l’emprisonnement ou la mort. Le prix ? payer aujourd’hui, c’est que tel ? qui l’on n’a pas forc?ment envie de serrer la main ne vous serre plus la main, que tel autre vous invente des histoires d’amour ou de c…, que tel autre encore s’attaque ? votre physique, essaye de d?tourner vos propos ou vous accuse de toutes les pratiques sordides dont lui-m?me est coupable. Injures et fausset?s auxquelles personne ? part leurs auteurs ne pr?te attention : calomnies epi…anyen.

L’heure n’est pas aux attaques anonymes ni aux querelles individuelles. Parlons plut?t ouvertement du g?n?ral, du pays. Assumons nos positions. Pour moi, les urgences demeurent de mettre en place des strat?gies de rassemblement pour arriver au n?cessaire changement historique, de r?affirmer ses convictions et sa confiance dans un pays qui redeviendra forc?ment ma?tre de lui-m?me. Et de faire conna?tre aux soci?t?s civiles ?trang?res ce qui se passe en Ha?ti : la continuit? du faux-semblant, les institutions d?truites, l’utilisation politique du banditisme, la corruption, l’impasse politique de l’alliance international-PHTK, le droit ? la vraie d?mocratie d’un peuple martyris? et humili?.

Consacrer son temps, son ?nergie ? cela. Avoir le courage de ne c?der ni ? la hargne ni ? l’opportunisme. Plus les positions seront oppos?es, plus les attaques se multiplieront. Et puis ? Elles prendront des formes multiples. Mais le camp de la d?mocratie r?elle a en sa faveur l’arme du bon sens : qui s’enrichit ? faire quoi ? Qui donne son soutien ? quoi ? Qui a une longue histoire de pratiques douteuses et qui est connu autrement dans sa vie publique et professionnelle ? Qui risque quoi et pourquoi ?

Les progressistes de ce pays, surtout ceux qui jouissent d’une certaine notori?t?, ont pour obligation de dire… et de laisser dire. J’ai le souvenir d’une vieille dame morte vierge qu’? l’occasion d’une querelle une voisine avait une fois trait?e de prostitu?e. Elle s’en ?tait offusqu?e jusqu’? ce que sa soeur la r?concilie avec elle-m?me en lui disant : mais que veux-tu qu’elle te dise sinon des mots m?chants dans le cadre d’une querelle !

Tirez, messieurs et dames, tirez…

Nous, nous continuerons de d?fendre nos convictions. Nous le devons ? la jeunesse qui ?coute et regarde qui fait quoi, qui dit quoi.