Contraintes et besoins des PME en milieu rural, Maxime D. Charles partage son experience

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

Si investir en milieu urbain est <>, en province, c’est la croix et la banniere pour les petites et moyennes entreprises. Maxime D. Charles, vingt-quatre heures apres sa conference au Sommet international de la finance, l’a redit, en interview, a la matinale de Magik9, mardi 26 avril 2022.

L’ex-president de l’Association professionnelle des banques, aujourd’hui capitaine d’une petite entreprise basee a la 5e section de Torbeck, dans le Sud, specialisee dans l’exportation de vetiver, est au parfum des defis et contraintes. Mais aussi de ce qu’il faudrait pour que les PME en milieu rural puissent croitre, atteindre leur potentiel, sans etre plombes par des couts exorbitants qui rongent leurs marges, mettent a mal leur existence.

Au rayon des contraintes, a explique Maxime D. Charles, figurent les problemes d’infrastructures, de logistique, de ressources humaines qualifiees et de financement. Il n’y a pas d’aeroport international dans le Sud. Il y a un port prive qui, a l’avenir, pourrait fournir des facilites.

Les structures administratives etatiques, a-t-il ajoute, n’existent pas en milieu rural. <>, a souligne Maxime D. Charles.

Au plan logistique, << l'industrie dans laquelle j'evolue demande d'aller chercher la matiere premiere en milieu rural, en montagne, dans des chemins, des routes qui ne sont pas bitumees. Assez souvent, vous avez de la difficulte a aller sur le terrain pour acquerir la matiere premiere. Le mauvais etat des sentiers epuise les vehicules. L'obligation d'avoir des camions, des poids lourds pour aller chercher la matiere premiere implique un cout additionnel dans l'investissement. Ce qui constitue un ennui. Il faut le support technique pour reparer les vehicules et les installations, dont les chaudieres. Avoir cette expertise sur place coute cher. Le moindre probleme peut provoquer des semaines d'arret, a poursuivi Maxime D. Charles, qui a mis le doigt sur d'autres problemes comme la difficulte a trouver du carburant a cause de la situation a Martissant. Quand il faut exporter l'huile de vetiver, il y a ces memes apprehensions.

Pour Maxime D. Charles, <>, le Sud est un departement expose aux catastrophes naturelles. Il y a eu le seisme du 14 aout. Juste apres ce seisme, le departement a ete frappe par un cyclone. <>, a fait savoir Maxime D. Charles.

Les couts eleves d’operations impactent la competitivite de toute entreprise. Mais dans son secteur, l’huile essentielle, le vetiver, <>, a explique Maxime D. Charles. Haiti exporte, a indique ce dernier, 19 millions de dollars d’huile de vetiver. La filiere permet a 17 000 familles dans le Sud de vivre. En 2028, 2030, le marche passera, selon des projections, a 30 millions de dollars, avec, bien sur, des efforts qu’il faut continuer a faire pour moderniser les equipements et les procedes, a explique Maxime D. Charles.

En termes de structuration, il y a des choses a faire. Au niveau du financement, la BRH a fait un tres bel effort en termes de financement au secteur agricole destine a l’exportation, a ajoute Maxime D. Charles, qui s’est fendu d’un plaidoyer. Il faudrait que ces financements pour les PME en milieu rural soient plus flexibles compte tenu des contraintes, a-t-il soutenu.