De Suède en 1958 jusqu’au Qatar en 2022, l’argentin Macaya Márquez est le seul journaliste ayant couvert 17 mondiales

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L’argentin Macaya Márquez est le seul journaliste ayant couvert 17 mondiales dans sa carrière de Suède 1958 au plus récent, Qatar 2022.

Ce lundi 18 décembre 2023 marque le premier anniversaire de la troisième coupe du monde remportée par l’Argentine au Qatar l’année dernière après 26 années de disette. À cette occasion, la rédaction de Juno7 va vous parler de l’argentin Macaya Márquez, grand fan de l’Albiceleste, qui est jusqu’à date le seul journaliste qui a couvert 17 mondiales dans sa carrière. La FIFA l’avait distingué lors de la dernière coupe du monde pour avoir établi ce record.

En effet, Macaya Márquez a seulement raté les cinq premières coupes du monde. L’aventure a démarré en 1958, il était âgé de 23 ans lorsqu’il a atterri en Suède pour couvrir en tant que journaliste sa première coupe du monde. L’avion a dû faire tellement d’escales pour se ravitailler en carburant qu’il a arrêté de les compter. Il a ensuite pris le train, puis un bus et enfin un ferry pour arriver à destination. “C’était un DC-7. Il s’arrêtait partout pour faire le plein de carburant. Je ne me souviens même plus de toutes les escales, tellement il y en a eu. Et à l’arrivée, il a fallu trouver un hôtel”, se souvient-il.

Au Qatar, il avait fêté ses 88 ans le jour du match d’ouverture. Il commentait les rencontres pour la radio argentine dénommée D Sports. “On a besoin de connaissances. Il faut être capable de communiquer son savoir, de gérer la technologie et de décrypter un match. Ce n’est pas facile. C’est un apprentissage permanent. On doit parler aux gens et apprendre d’eux. C’est comme ça qu’on s’améliore”, a-t-il expliqué lors d’une interview accordée à la FIFA.

Par ailleurs, Macaya Márquez aimait dès son plus jeune âge le football. Il avait grandi dans le même quartier qu’Alfredo Di Stéfano, ancienne légende du Real Madrid. Ils avaient l’habitude de jouer au football ensemble. Tout allait basculer lorsqu’un après-midi le commentateur habituel d’une émission était indisponible, on lui a demandé de le remplacer. Dès lors, son avenir était tracé et a démarré à la radio à l’âge de 15 ans.

Le journaliste de carrière est revenu sur l’histoire de l’Argentine et du Brésil dans la coupe du monde. “On pensait être les meilleurs du monde, y compris en football. L’Argentine avait manqué quelques Coupes du Monde en raison de décisions politiques. Nos illusions se sont vite envolées. La Tchécoslovaquie nous a mis six buts. Je n’arrivais pas à y croire, c’était inexplicable. Comment avait-on pu encaisser six buts contre une équipe dont on n’avait jamais entendu parler ? Je n’ai pas pu gérer et je me suis remis à fumer, trois ans après avoir arrêté. La leçon a été rude”, a-t-il déclaré au sujet de la sélection de son pays.

Toutefois, l’équipe légendaire qu’il préfère c’est la sélection des Pays-Bas en 1974. “Ils faisaient très bien circuler le ballon. J’aimais leur habileté technique, leur condition physique. Ils étaient tout le temps en mouvement. Ils incarnaient parfaitement le football total. C’étaient de grands joueurs.”

Macaya Márquez durant sa carrière a travaillé pour plus d’une demi-douzaine de stations de radio dont Colonia, Belgrano, Provincia, Rivadavia, Mitre, La Red et Del Plata. Mais, c’est la télévision qui l’a rendu célèbre en tant que présentateur du programme Fútbol de Primera dans les années 1990. “C’est la télévision qui m’a fait connaître, mais beaucoup de gens ignorent que j’ai débuté à la radio à l’âge de 15 ans”, a-t-il conclu.

Notons que sur CNN Radio, Macaya Márquez avait répondu à une question concernant Lionel Messi. Le journaliste lui avait demandé: ” Pensez-vous que Messi ira à la prochaine Coupe du Monde ? Il avait répondu: “Je ne pense pas que Messi participera à la prochaine Coupe du Monde. Je vois qu’il se détend un peu, notamment physiquement. Faites attention à ce que cela réagisse à une vision partielle et à la distance. Mais il n’avait jamais été aussi blessé. Je crois aussi qu’il a choisi un endroit confortable pour vivre et développer sa profession. Moi, concernant le jeu : je le vois un peu plus lentement et avec d’autres ressources. Mais bon, peut-être que si tout se passe bien, c’est quelque chose qui peut arriver ; Mais si vous ne vous rétablissez pas, qui a la réponse ?”

Macaya Márquez a eu la chance de voir pendant sa vie les trois coupes du monde remportées par son pays. Les fans du monde entier célèbrent aujourd’hui le troisième sacre qui a l’empreinte de Lionel Messi qui a guidé son équipe vers la victoire finale face à la France.

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