<>, des ecoliers du lycee Daniel Fignole s’accrochent

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Ils ont quitte l’enceinte du lycee Daniel Fignole en trombe jeudi 11 novembre. Les salles de classe sont remplies ce mercredi 24 novembre. Certains d’entre eux gardent en memoire ce souvenir atroce ou des individus mal intentionnes ont attaque frontalement l’etablissement scolaire a coup de pierres et de tessons de bouteilles. <>, raconte Junior, eleve de NS4. <>, se souvient ce jeune homme.

A cote, une jeune fille, pas encore dans la vingtaine. Elle est aussi en NS4. <>, dit-elle avec bravoure. Au lycee Daniel Fignole, les eleves sont venus en grand nombre malgre les detonations incessantes et la chaleur suffocante des hangars. Ils semblent etre habitues a la situation.

Au milieu des maisons abandonnees, dont certaines ont ete noircies par les flammes suite a des incendies criminels, le lycee Daniel Fignole maintient la tete hors de l’eau entre la rue Mayard et Delmas 6 dans une agglomeration peu frequentee et en situation de guerre. Ce lycee est le seul a accueillir les eleves parmi tant d’autres ecoles tant publiques que privees qui ont deja jete l’eponge de la zone.

Sur cette liste figurent les ecoles nationales Republique d’Argentine, Discrete au Morne et autres etablissements prives dont Pierre Suly, College La Pleiade, Julmiste Chenet, Mibrosam…

Ayant grandi dans la zone, Jacquelin Reginald Telamyr est surveillant general de la vacation vesperale du lycee. Tout comme le directeur Annelas Karnold, il se dit egalement preoccupe par la deterioration de la situation. <>, confesse-t-il. <>, s’indigne Telamyr.

Il est 11h09. C’est une detonation a la rue St Martin qui brise le silence dans la zone. Les eleves paniquent. Le surveillant general ordonne aux eleves de regagner leurs salles de classe. Parce qu’il est le fils de la zone, Telamyr se permet de nous indiquer avec le doigt les maisons abandonnees utilisees par les hommes armes pour regler leur compte. <>, indique Jacquelin Reginald Telamyr.

Cette situation oblige le directeur Annelas Karnold a elaborer un horaire adapte. <>, explique le titulaire du lycee.

Le censeur Turenne Leonard Sertulien, quant a lui, espere qu’un jour les hommes armes commenceront a considerer les etablissements scolaires comme des espaces neutres meme s’ils se trouvent dans une zone de conflit.

<>, souligne au passage le surveillant general.

Pour Brousseau Bernard, venir enseigner est un parti de plaisir tout comme des enseignants retrouves dans les salles de classe ce mercredi 24 novembre. <>, lache Brousseau Bernard, qui dit enseigner aussi a l’universite. Il reconnait par ailleurs que les detonations empechent les professeurs de travailler et diminuent le rendement scolaire.

Au lycee Daniel Fignole, les bons souvenirs d’apprentissage tranquille remontent a des temps anciens. Les affrontements entre gangs rivaux pourrissent la situation dans la zone du bas Delmas depuis des annees.