Des Magistrats du Sud formés sur la lutte contre les violences sexuelles

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Cinquante Magistrats du Sud formés sur la lutte contre les violences sexuelles.

En vue de renforcer les compétences des magistrats dans la gestion des affaires liées aux violences sexuelles, une session de formation de deux jours orchestrée par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) en collaboration avec l’École de la Magistrature (EMA) et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations-Unies (OHCHR), a débuté le jeudi 30 novembre 2023 sur la lutte contre les violences sexuelles en Haïti à l’intention de cinquante Magistrats du Sud du pays.

Lors de cette première session qui a rassemblé des magistrats des juridictions d’Anse-à-Veau, de Miragoâne, de Petit Goâve, d’Aquin, des Cayes, des Côteaux, et de Jérémie, l’accent a été mis sur les techniques d’investigation en matière de violences sexuelles, privilégiant une approche collaborative et participative.

Le Doyen du Tribunal de Première Instance de Hinche et Représentant des Juges des Tribunaux de Première Instance au CSPJ, le Magistrat Wando SAINT-VILLIER qui a dirigé cette session, a partagé ses connaissances sur les dernières méthodes d’investigation, les meilleures pratiques et les approches sensibles pour traiter les victimes, en soulignant l’importance d’adapter les méthodes d’investigation aux spécificités locales du Sud d’Haïti.

Par ailleurs, les participants, ont eu l’opportunité de partager leurs défis spécifiques et d’explorer des solutions novatrices pour garantir une réponse judiciaire à la fois efficace et sensible aux victimes.

La Violence Sexuelle et Basée sur le Genre (VSBG) est un phénomène d’expansion préoccupante en Haïti. Avec les informations disponibles, 28% des femmes entre 15 et 49 ans sont victimes de violences sexuelles à un moment de leur vie. La VSBG, bien qu’elle soit plus fréquente chez les femmes et les filles, est également présente chez les garçons et les jeunes hommes. La stigmatisation, le faible accès à l’éducation et la peur sont des conditions qui empêchent les victimes de dénoncer ces actes de violence, contribuant à une perpétuation de l’impunité.

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