Deux ecoles nationales fonctionnent au gre des hommes armes au bas de la ville

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Mardi 16 novembre, il vient de sonner 12 heures a la rue du Peuple. La cour des ecoles nationales Republique du Venezuela et Tertullien Guilbaud est deja videe des ecoliers, enseignants et dirigeants. Le marche informel entourant les deux ecoles nationales est moins dense. Pas de vacarme des petits marchands eparpilles ici et la entre la rue du Peuple et celle du Docteur Aubry. C’est le silence radio dans ces arteres au bas de la ville logeant ces ecoles publiques. A cet endroit, il ne faut pas trop se faire remarquer, insecurite oblige. Au milieu de ce silence, les ecoles nationales de la Republique du Venezuela et Tertullien Guilbaud fonctionnent en dents de scie.

Parce que la rue du Dr Aubry n’est plus sure, l’annexe du lycee national Alexandre Petion se retire de ce trio d’ecoles qui souffrent au bas de la ville. Celui-ci partageait le meme espace entre les ruines des batiments du seisme de janvier 2010 et des hangars delabres attaques par la moisissure.

A la rue du Peuple, l’ambiance et le decor decrivent un malaise digne d’un film de guerre. A un metre de cette ecole, un trou a ete perfore par les caids. Le remblai sert de bouclier afin d’empecher toute tentative d’intrusion des forces de l’ordre.

Les ecoliers sont laisses dans un espace vague sous des hangars delabres depuis plus de 10 ans. La cloture qui ne resistait pas suite au violent seisme de janvier 2010 n’a toujours pas ete reconstruite. Les ecoliers sont prives de toute mesure de securite.

Les bouquinistes sont la. Ils continuent de venir a la rue du Peuple meme si les clients n’y frequentent plus l’espace. <>, balance un d’entre eux. Il affirme que l’ecole nationale de la Republique du Venezuela fonctionne parfois.

Joint par telephone, la directrice de l’ecole nationale Republique de Venezuela tente de dedramatiser la situation.

<>, a fait savoir Erlande Bazile avant de confier qu’il n’y a jamais de debordement des hommes au sein de l’espace.

Dans la cour de l’ecole, le gardien craint le pire. <>, a-t-il alerte, l’air fatigue. Apres moult insistances, il nous confie que la directrice de l’ecole nationale de la Republique Venezuela ne vient que rarement.

<>, a-t-il ajoute avant de signaler que ces etablissements scolaires decident de relacher un peu plus tot soit vers les 11h et les enseignants sont inscrits aux abonnes absents assez souvent.

La directrice Erlande Bazile confirme l’information pour Le Nouvelliste. <>, a confie la directrice avant d’insister sur le retablissement de la situation securitaire de la zone. <>, a souligne la directrice Bazile, precisant que la ministre de l’Education est imbue de la situation actuelle.

Meme si elle ne le dit pas, Erlande Bazile, qui se plaint a chaque fois de la situation de l’ecole nationale Republique du Venezuela n’espere pas grand-chose des autorites. <>, affirme-t-elle, esperant que la situation s’ameliore pour que plus d’ecoliers viennent manger le pain de l’instruction a partir de janvier.

L’apprentissage sous les hangars, degageant de la chaleur insoutenable, devient une habitude pour ces ecoliers au bas de la ville. Ces derniers doivent egalement vivre d’autres cauchemars a chaque fois que les hommes armes decident de faire parler la poudre.

<>, avait raconte le responsable de la Direction departementale de l’Education de l’Ouest, Ernest Clerge. Il avait affirme que la DDO etait en contact avec les responsables des ecoles qui sont en situation difficile dans des espaces geographiques compliques. <>, s’est-il rejoui avant d’envoyer la balle dans le camp des autorites concernees en matiere de securite afin qu’elles jouent leur partition.

S’il dit reconnaitre que l’apprentissage doit se faire dans un environnement sain, le responsable de l’Education pour le departement de l’Ouest dit regretter que le deplacement des eleves dans d’autres espaces physiques ne soit pas envisageable. <>, a indique Ernest Clerge.

Dans le district nord de la capitale, plusieurs ecoles ont ete contraintes de fermer leurs portes en raison de l’insecurite qui sevit dans des quartiers chauds. La situation perdure au bas de la ville ou un gang arme fait la loi.

Michelson Cesaire