Domitila au Festival Quatre chemins

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Domitila Barrios de Chungara, nee en 1937 a Siglo Veinte, dans le departement de Potosi. C’est le plus grand domaine des mines de production d’etain de la Bolivie. Elle etait fille de paysans qui migrerent a la mine pour y trouver du travail. Son pere etait un mineur. Elle-meme epousa un mineur et ils eurent sept enfants.

Tot, le pere fut transfere a Pulacayo, site industriel situe dans le departement de Potosi ou elle a grandi. Une zone extremement froide, ou l’on extrait l’argent. <>.

En juin 1967, le president Rene Barrientos Ortuno envoie un contingent militaire dans les communautes de Catavi et Llallagua, pour reprimer les revendications des mineurs qui protestent contre l’exploitation et les abus des grands chefs d’entreprise. Apres la tuerie, Domitila Barrios Cuenca est emprisonnee et torturee par les militaires. A la suite de ces abus elle a perd le bebe dont elle etait enceinte. Ces faits sont connus sous le nom de Massacre de San Juan.

Domitila, une piece qui interpelle. Cette piece a parle au public du Centre d’art. Pendant une heure, l’assistance est plongee dans le vecu de cette femme dont le mari etait un ouvrier des usines. Vivant dans des conditions difficiles avec son mari et ses enfants, elle a trime pour repondre, aux cotes de son homme, aux besoins des enfants tout en formant les autres femmes de son village pour qu’elles s’impliquent davantage dans la vie de leur communaute.

Pendant une heure, la comedienne raconte. Elle a pu tenir en haleine un public acquis a sa cause. Un public qui lui aussi partage les douleurs de ces ouvriers qui doivent malgre eux travailler dans des conditions,recoivant un salaire de misere, une miette qui ne leur permet pas de repondre convenablement a leurs besoins et ceux de leurs enfants.

Ce texte qui retrace les luttes ouvrieres et syndicales en Bolivie convoque les decideurs sur le sort des ouvriers. La situation n’est pas differente de celle de nos ouvriers, ouvrieres dans les facroty, ceux travaillant dans de grandes usines de production ou encore dans certains lieux qui exploitent leur courage.

Domitila, une piece qui parle. ” Ce texte me parle evidemment, parce qu’il attire l’attention sur les conditions des travailleurs. On sait que le pays a des richesses minieres, c’est une facon de nous porter a etre vigilant, si a jamais on exploiter ces reserves. Generalement, les richesses qui proviennent de ces exploitations iront dans les grandes compagnies qui ont les contrats d’exploitation. Les ouvriers ne sont reellement beneficies des avantages”, a avance le metteur en scene, Rolando Etienne.