Economie politique de l’ajustement des prix a la pompe des produits petroliers

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

Cet expose utilise la situation prevalant sur le marche du carburant en Haiti pour sensibiliser la population en general et les agents economiques en particulier sur les enjeux associes aux politiques publiques. Il est important que leur prise de position soit aussi informee que possible et rationnelle, c’est-a-dire qu’elle desserve leurs interets economiques premiers, par exemple.

La theorie des jeux permet d’etudier et de comprendre les agissements et les comportements de protagonistes aux interets divergents, c’est a dire necessairement rivaux. Un jeu est defini par les actions qui sont a la portee de chacun des protagonistes, et celles-ci definissent leurs espaces strategiques respectifs. Par ailleurs, dependamment des strategies deployees par les joueurs et celles de leurs protagonistes, ils subissent des pertes ou accumulent des gains. Il devient des lors fondamental de comprendre que, dans un jeu, la strategie choisie par un joueur dans la poursuite de ses propres objectifs n’ignore pas celles des protagonistes eux aussi engages dans l’atteinte de leurs meilleurs interets concurrents.

Un exemple classique de jeu

L’objet du jeu consiste a couper un gateau et a determiner les parts du gateau qui reviendront a deux jeunes qui aiment autant cette patisserie l’un que l’autre. Les regles sont les suivantes : un jeune coupe le gateau, mais il revient a l’autre de repartir les portions. Point n’est besoin d’etre grand clerc pour comprendre que dans ce jeu-la, celui qui coupe a interet a couper deux portions egales. Sinon, l’autre joueur n’a qu’a choisir la plus grande part. Cet exemple classique sert a demontrer que, dans un espace strategique, les actions qu’un protagoniste considere ne s’auraient ne pas tenir compte des actions des autres protagonistes et des consequences de celles-ci sur ses propres gains ou pertes.

La subvention des carburants

Dans une recente publication distribuee sur les reseaux sociaux[1], j’ai fait ressortir que la subvention du prix a la pompe des produits petroliers occasionnerait une forte augmentation du financement monetaire en 2021-2022. En effet, les donnees publiees par la Banque de la Republique d’Haiti (BRH) revelent que, au 4 novembre 2021, le financement du Tresor Public a deja atteint 11,2 milliards de gourdes. Ce montant est plus que 34 fois superieur aux 325 millions de gourdes de financement enregistrees au 31 octobre 2020. Pareille evolution fait craindre une forte montee de l’inflation et une decote acceleree de la gourde au cours de l’exercice.

Les administrations haitiennes qui se sont succede au pouvoir depuis 2011 ont recule devant la decision d’ajuster les prix a la pompe par crainte des eventuelles retombees politiques, et egalement par peur des turbulences sociales qu’une pareille mesure pourrait entrainer. Les emeutes qui ont eu lieu les 6 et 7 juillet 2018 suite a l’annonce d’un ajustement semblent leur avoir donne raison. Mais, la menace d’une forte poussee inflationniste induite par la poursuite de la politique de subvention nous porte a poser les questions: Quelle devrait etre la posture rationnelle du citoyen ou de la citoyenne lambda par rapport a la subvention ? Quelle situation leur serait plus benefique ? Ces questions se justifient par le fait que, in fine, la subvention comporte des consequences nefastes au pouvoir d’achat des consommateurs puisqu’elle exige, aujourd’hui, que l’on fasse marcher la planche a billet a plein regime. Sur un registre plus large, on assiste a une forte deterioration du bien-etre social et des conditions de vie que les effets inflationnistes devraient a fortiori aggraver.

Quelques elements d’appreciation

Une etude (Dorsainvil, D., et Jean-Baptiste, E., 2013)[2] sur la relation entre la subvention du carburant et l’inflation en Haiti a fait ressortir les points suivants :

Inflation : une augmentation de 1% du prix du carburant (mesuree par la moyenne ponderee des prix des produits) resulte en une augmentation de 0,8% de l’indice des prix a la consommation (IPC) : l’IPC est donc relativement inelastique par rapport au prix du carburant. Autrement dit, l’elimination de la subvention provoquera une augmentation du niveau general des prix, certes, mais dans des proportions moindres que l’augmentation du prix du carburant.

Au chapitre de la redistribution, c’est-a-dire de l’equite, la subvention contribue a hauteur de 0,20 gourde a la consommation des personnes les plus pauvres, mais a hauteur de 1,20 gourde a celle des plus riches. La subvention est des lors plus benefique aux riches qu’aux pauvres et, par consequent, elle renforce les inegalites.

Mais, si la levee de la subvention est porteuse d’inflation, peut-on se demander, pourquoi ne pas la maintenir ?

Un financement monetaire substantiel. La difficulte est celle-ci. Dans l’etat actuel des choses, non seulement le Tresor Public ne percoit aucune taxe (manque a gagner important) sur les produits petroliers, il doit, en plus, solliciter un financement de son banquier pour payer la facture petroliere et d’autres elements qui rentrent dans la structure du prix a la pompe. Les deux phenomenes donnent lieu a un financement monetaire. Les avances de la BRH servent a honorer la portion de la facture non couverte par le prix de vente et, puisque le manque a gagner constitue une perte de ressources qui auraient servi a supporter des depenses de l’Etat, le Tresor Public doit encore frapper a la porte de son banquier pour satisfaire certaines d’entre elles. Il a ete etabli (Mentor, R., 1997)[3] que, pour Haiti, l’expansion de la masse monetaire a un impact de causalite significatif sur le taux de change et que ce dernier joue un role predominant sur l’evolution de l’inflation.

L’incertitude. Un autre facteur merite d’etre introduit : l’impact de l’incertitude sur le taux de change. Le niveau de la subvention n’est pas budgetise, et l’enveloppe qu’elle necessite depend de facteurs qui ne sont pas sous le controle des autorites, notamment le taux de change et particulierement le prix du carburant sur le marche international. Par exemple, dans le budget initial 2020-2021, il avait ete question de collecter 13 milliards de gourdes a partir des produits petroliers. Dans la realite, au terme de l’exercice fiscal, un manque a gagner de pres de 19 milliards de gourdes a ete enregistre et un financement de 13,2 milliards de gourdes a ete necessaire pour maintenir les prix subventionnes. Dans cet environnement de plus en plus incertain, meme en faisant abstraction de l’instabilite politique, le maintien de la politique de subvention alimente les anticipations negatives sur la gourde. L’incertitude se traduit ici par une plus forte demande sur le dollar, en monde incertain, entretenue par d’incessantes innovations monetaires, de vrais chocs, liees a la mise en oeuvre du programme de subvention, avec des prix internationaux inconnus au prealable et qui varient selon les arrivages[4]: une plus forte volatilite du change s’en suit[5]. Il a pu etre determine (Borga, R., 2019) que <>[6] en Haiti. Ce processus est donc producteur d’inflation et, surtout quand on tient compte du fait qu’une portion importante de notre consommation est constituee de produits importes, l’impact sur notre pouvoir d’achat n’est pas negligeable: le prix des produits importes exprime en gourdes augmente en effet.

En resume, il est permis de penser, surtout avec la fin de l’aventure de la gourde forte, que l’inflation sans ajustement de prix (maintien de la subvention) sera plus elevee qu’avec l’elimination de la subvention. Il est reconfortant de savoir que l’ajustement a un impact moins que proportionnel sur l’IPC. En revanche, l’effet de la subvention du point de vue de l’equite reste preoccupant, dans un pays deja connu comme l’un des plus inegalitaires de l’hemisphere.

Le jeu

L’annee derniere, le banquier de l’Etat avait provoque une forte appreciation de la gourde par rapport au dollar americain, et il est permis de poser l’hypothese que cette strategie qui a marche pour un temps, aura permis a son client de marquer des points :

La gourde est devenue plus forte au grand contentement d’un segment de la population qui y voit un point de <> et celui d’autres acteurs dont les interets financiers ont ete bien servis;

On a assiste a une deceleration de l’inflation, sans pour autant que l’on ait observe une deflation, c’est-a-dire une baisse generale des prix, car nous demeurons dans la zone a deux chiffres en matiere d’inflation; la deceleration a fait l’objet d’un marketing pour la vendre sinon comme une deflation[7], mais comme un <>.

Le Tresor Public a pu, pour un temps, collecter des recettes a partir des produits petroliers. Toutefois, ceci ne l’aura pas empeche de subir des manques a gagner importants: ce fut une victoire couteuse et bien ephemere.

Tout ceci a ete realise pendant que les prix a la pompe etaient maintenus en depit de l’augmentation du cours du petrole sur le marche international : une victoire politique enorme, mais de court terme.

J’ai eu a postuler que dans ce jeu-la, car il s’agit bien d’un jeu dans l’entendement du terme auquel allusion avait ete faite anterieurement, il n’y a pas eu que des gagnants[8], et le vrai <> a ete que meme certains perdants, la majorite en fait, semblent ne s’etre pas rendu compte de leur condition tout de suite.

Dans le jeu que nous envisageons, l’Etat et les Administres sont en interface strategique. D’un cote, nous avons l’Etat. Il est tres hesitant a introduire des mesures impopulaires, tel l’ajustement, qui pourraient lui couter du capital politique et deboucher sur des mouvements de protestation. Il a prefere instituer une <>. D’un autre cote, les Administres peuvent decider de resister ou de ne pas le faire a l’introduction des mesures d’ajustement. La grande question devient: quels sont les criteres concrets permettant a l’un et a l’autre des protagonistes de mesurer les gains et les pertes associes a leurs strategies respectives. Postulons un Etat qui se soucie uniquement du capital politique en face d’un Administre qui lui, ne tient qu’a son pouvoir d’achat.

Un exemple numerique : une abstraction

La matrice ci-dessous est une representation de ce que pourrait etre ce jeu (sous sa forme normale, c’est a dire matricielle)[9] avec les strategies respectives des deux protagonistes. Les gains et/ou les pertes de l’Etat et des Administres sont specifies pour chaque situation, et mis entre parentheses : (x ; y). Pour une meilleure lecture, tout ce qui concerne l’Etat apparait en premier chiffre, alors que tout ce qui concerne les Administres apparait en second chiffre. L’Etat a deux choix : <> ou <> tandis que les Administres ont, eux aussi, deux choix : <>ou <>. Cet exercice se veut pedagogique.

Etant donne la configuration des pertes et des gains, l’Etat ne choisira jamais <> car la reponse optimale des Administres est <>, et les pertes subies par l’Etat (-1), dans ce cas-la, seront lourdes. Par contre, si l’Etat choisit <>, les Administres, dans ce jeu specifique, c’est a dire au regard des resultats, eliront <>. Autrement dit, l’equilibre unique de ce jeu se situe a la cellule D: (Ne pas ajuster, Ne pas resister).

Nous souhaitons attirer l’attention du lecteur sur ce type d’equilibre : l’Etat n’ajuste pas les prix (ou ne modifie pas sa politique, dans un sens plus large) pour sauvegarder son capital politique et les Administres ne resistent pas, a l’instar du comportement dont ils ont fait montre a l’ere de la <>. Resister ici veut dire remettre en question, par exemple, par des mouvements de protestations non violentes mais aussi par le biais de negociations solides. Dans la pratique, <> pourrait correspondre a une situation ou on laisse les inefficacites observees au niveau des depenses de l’Etat intactes malgre l’abondance relative des ressources issues de l’ajustement, un etat de chose qui reduit les gains des Administres. C’est la raison pour laquelle l’exemple a ete choisi pour faire en sorte que les benefices qu’ils accumulent a la cellule A sont superieurs a ceux de la cellule B.

L’exemple est construit de telle sorte que les Administres obtiennent toujours de meilleurs resultats avec l’ajustement : 7 > 5 (cellule A comparee a cellule C), et 6,9 > 5,1 (cellule B comparee a cellule D). Le pourquoi ? Nous avions stipule que ne pas ajuster les prix entraine une inflation plus elevee, et le pouvoir d’achat souffre plus sans l’ajustement qu’avec l’elimination de la subvention.

<> signifie egalement que les ressources sont plus rares ou pas aussi abondantes. Dans de pareilles circonstances, une precarite relative, <> peut engendrer des couts qui sont superieurs a ceux induits par la posture <> : 5 (cellule C) < 5,1 (cellule D).

Ce jeu sert a illustrer le fait que, en interface strategique, il est possible, voire optimal, de choisir un equilibre relativement mediocre compare a d’autres. En effet, les deux protagonistes se seraient retrouves nettement mieux a la cellule B qu’a la cellule D: (2 ; 6,9), cellule B > (1 ; 5,1), cellule D.

Plus proche de nous

Il se pourrait que nous evoluions deja dans le type d’equilibre depeint par la cellule D. A l’ere de la <> qui s’annonce pour 2021-2022, celui-ci correspond a une situation ou l’on cible un taux d’inflation <> et une decote <> de telle sorte que les Administres elisent <>. Il incombe de noter que cet equilibre peut impliquer, seigneuriage aidant[10], une decote de la gourde qui permet a l’Etat de recuperer une partie des recettes perdues sur les produits petroliers a partir d’autres importations. Il a ete deja signale que les valeurs en douane des importations exprimees en gourdes augmentent, toutes choses etant egales par ailleurs, avec une gourde plus faible : les rentrees augmentent. La collecte des recettes en douane a une forte ponderation dans la fiscalite haitienne.

En 2020-2021, l’Etat a pu collecter, dans les conditions difficiles que l’on sait, environ 96 milliards de gourdes. N’est-il pas envisageable de penser, pour 2021-2022, a un budget-recettes de 115 milliards de gourdes, dont une quinzaine de milliards additionnelles le seraient, en partie, grace a une gourde qui s’echangerait dans la fourchette 120-125 gourdes pour un dollar americain ? Cent quinze milliards de gourdes ? De quoi nourrir bien des appetits!

Nous avons deja connu des taux de change de l’ordre de 120 gourdes par dollar americain en aout 2020, et des taux pareils sont peut-etre meme deja anticipes. Notons egalement que le taux d’inflation avait ete de 25,2% au 30 septembre 2020 apres qu’il eut atteint 27,8% au 31 aout 2020.

Le fait que le taux de change avait passe la barre de 121 gourdes pour un dollar americain en aout 2020 implique que le niveau des prix dans l’economie avait integre, depuis lors, des taux de change anticipes encore plus eleves. Ceci expliquerait, en plus du fait qu’une gourde forte n’avait jamais ete jugee credible, pourquoi en depit de la forte appreciation de la gourde observee pendant les six premiers mois de l’exercice passe, l’IPC n’a pas cesse de grimper. La conclusion que nous tirons du constat que les prix sont deja ajustes est que l’Etat pourrait disposer d’une certaine marge de manoeuvre en matiere d’inflation, ce qui rendrait l’equilibre de la <> dans un contexte de financement monetaire eleve, jouable. Ce n’est pourtant pas garanti, puisque certains operateurs non impliques dans le commerce du carburant pourraient, dans l’objectif de se refaire une sante financiere surtout par les temps turbulents qui courent, sous le couvert d’une expansion monetaire et d’une decote continue de la gourde, meme en-deca de 120 gourdes, ajuster encore leurs prix a la hausse.

Dans l’equilibre que nous contemplons, le financement monetaire pourrait atteindre 100 milliards de gourdes, et la banque centrale, accommodante, utiliserait tous les instruments a sa disposition pour assecher les liquidites et tenter de maintenir la gourde dans des limites <> : i) augmentation des coefficients de reserves obligatoires ; ii) emissions de bons ; iii) interventions sur le marche des changes ; iv) nouvelle circulaire pour faciliter le rapatriement additionnel des remises sans contrepartie.

Mais, au bout du compte, l’Administre se sera encore fait avoir dans le sens ou son pouvoir d’achat se retrouvera grandement reduit par rapport a celui qui aurait decoule de la mise en oeuvre d’une politique alternative. La croissance economique va encore se faire attendre.

Revenons a nos jeunes et a leur gateau

Ayant deguste le gateau coupe en parts egales, nos deux jeunots se trouvent maintenant devant un verre de jus. Et, memoire aidant, ils savent qu’ils doivent se mettre d’accord sur la facon de se repartir le verre[11]. Mais voila, quelqu’un doit prendre sa moitie en premier. Le <> du lot accorde a <> ce privilege[12]. Ce dernier ne se fit pas prier et but tout le verre. Mais pourquoi as-tu bu tout le verre ? s’exclama Bouki en colere. Malice, placide, lui repondit que sa moitie se trouvait au fond du verre. Sur ce, Bouki, tout pantois que cette reponse le laissa, s’en alla tout de meme bredouille.

Cet exemple permet d’illustrer les revers dont on peut souffrir quand on se trompe de jeu et d’univers strategique. Dans ce contexte, n’y-a-t-il pas lieu de se demander : de quoi l’espace strategique est-il vraiment fait dans le jeu qui nous concerne ? <> pour Resister ou <> pour Rupture ? Dans la sphere des finances publiques, la rupture devra correspondre certainement, et ceci en toute transparence, a une plus grande efficacite tant dans la collecte des ressources que dans l’execution des depenses publiques.

L’incapacite des autorites a ajuster les prix a la pompe des produits petroliers est liee au fait que les dirigeants ne jouissent d’aucune credibilite aupres des administres. Et pour cause : L’annee derniere, ayant rentre 96 milliards de gourdes, l’Etat s’est, en plus, fait financer a hauteur de 49,2 milliards de gourdes par son banquier, portant ainsi a plus de 145 milliards de gourdes la totalite des ressources a la disposition de l’administration. Pendant ce temps, les conditions de vie empirent, la mort s’installe, la peur aussi ; et nous avons vecu une troisieme annee de croissance negative de notre produit interieur brut (PIB). Dans ces conditions, les Administres doivent se demander : pourquoi laisser passer l’ajustement des prix et permettre que l’Etat, cet Etat-la, encore lui, percoive encore plus d’argent ? Bien entendu, ce questionnement deborde le cadre de la simple problematique du prix du carburant. Et les Administres, mefiants, de continuer : nous savons faire une meilleure utilisation de ces ressources, notre agent, que l’Etat. Compris, et note ! Qu’a cela ne tienne !

Le probleme sur lequel mes propos nous invitent a reflechir peut etre formule de la facon suivante. L’Etat en tant que tel n’a jamais faim, il trouve toujours du credit, et il n’a pas d’enfants a nourrir. Pour nous, individuellement, c’est tout le contraire. Nous avons des enfants a nourrir, un loyer a payer, et bien d’autres charges encore, et ceci juste pour pouvoir subir la vie au lieu de la vivre, sans l’acces au credit facile que peut se procurer notre protagoniste. L’Etat peut toujours survivre. Pour nous individuellement, ce n’est pas du tout le cas. Par consequent, la question devant nous est la suivante : devrions continuer a adopter des comportements qui nous maintiennent dans la mediocrite et la precarite ou ne devrions-nous pas plutot trouver les voies et moyens qui debouchent sur une meilleure gouvernance ? Mesdames et Messieurs, a vous de jouer !

———————–

[1] Dorsainvil, D. Carburant et evolution des depenses par le biais des comptes courants, 11 novembre 2021

[2] Dorsainvil, D. et Jean-Baptste E. Reflexions autour de la subvention du prix a la pompe des produits petroliers mise en oeuvre par le gouvernement haitien : considerations economiques et financieres. Decembre 2013. Bureau du Ministre delegue aupres du Premier Ministre, en charge de la securite energetique.

[3] Mentor, R. Haiti : relation dynamique entre monnaie, taux de change et inflation-une etude empirique, These de maitrise, Universite de Montreal, Novembre 1997.

[4] Ifedolapo Olabisi Olanipekun1 , Godwin Olasehinde-Williams, and Hasan Gungor : Impact of Economic Policy Uncertainty on Exchange Market Pressure, SAGE OpenJuly-September 2019: 1-13;

[5] Jingshan Liu, Impact of uncertainty on foreign exchange market stability: based on the LT-TVP-VAR model, China Finance Review International, July 2020.

[6]Borga, R. Differentiel des prix, volatilite du taux de change et Inflation Les contraintes d’une petite economie ouverte : le cas d’Haiti. These de doctorat, Universite de Rennes, Decembre 2019.

[7] De memoire recente, le seul episode de deflation a ete enregistre au 30 septembre 2009 quand un taux d’inflation annuel de -4,7% avait ete observe. La deflation systematique et reguliere, en l’absence de gains en productivite n’est pas necessairement une bonne chose pour l’economie puisque, entre autres, elle decourage les investissements. L’annee 2009 avait marque le taux de croissance le plus eleve du PIB des 10 annees anterieures dans l’economie haitienne. Douze ans apres, ce niveau de performance n’a pas encore ete egale.

[8] A qui profite l’appreciation de la gourde ? 18 Janvier 2021, Le Nouvelliste ; et Taux de change : precarite et pauvrete engendrees par les politiques publiques, 25 mars 2021, Le Nouvelliste.:

[9] Par comparaison a sa forme dite extensive qui consiste en une schematisation a l’aide d’un arbre decisionnel.

[10] via l’impression de monnaie fiduciaire

[11] Exemple inspire d’une ancienne publicite passee a la television americaine.

[12] Personnages emblematiques du folklore haitien. Le grand malin, Malice, ne rate jamais une occasion de jouer de vilains tours a son naif compere, Bouki.

Daniel Dorsainvil, Ph.D.

Economiste