Emeline Michel conquiert Paris

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18h20. Ils sont d?j? plusieurs dizaines ? faire la queue devant le Th??tre Traversi?re ? Paris d’une capacit? de 300 places assises. Ils sont pour la plupart des ?tudiants, des ?crivains, des acteurs et actrices de th??tre et des professionnels membres de la communaut? ha?tienne en France. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais assist? ? un concert d’Emeline Michel qui tra?ne derri?re elle plus de 35 ans de carri?re. Emeline Michel est l’une des rares chanteuses ha?tiennes qui aborde la patrie dans beaucoup de ses chansons sans utiliser les images de tous les jours. Il n’y a pas mieux qu’elle pour un concert qui cl?ture une <>. L’histoire du drapeau ha?tien rappelle la place de l’union dans les grandes luttes ayant conduit ? l’ind?pendance du pays. Sans l’union, comme l’a encore soulign? Roseline Dieudonn? dans des propos profonds, Dessalines et ses troupes n’auraient pas pu vaincre l’arm?e de Bonaparte. Les intervenants ont aussi rappel? le r?le des femmes dans la cr?ation du drapeau qui unit ou qui plut?t devrait unir les Ha?tiens.

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<>, a ajout? l’ambassadeur avant la prestation d’Emeline Michel accueillie chaleureusement par un public en extase. Juste avant, Gr?goire Ch?ry, accompagn? de sa guitare, chantait Ha?ti, et la troupe de danse <> assurait sa prestation.

Splendide dans une robe rouge, Emeline passe en revue certaines de ses chansons qui n’ont pas pris une ride apr?s des d?cennies. Le public chante ? tue-t?te <>, <>, <

>. Les chansons interpellent.

<< Nou pa vle mouri pou pitit nou pa w? peyi n nan kanpe sou pye l

<< Drapo w anba po w

Li anba po w

Nasyon Sol?y >>

Les textes d’Emeline Michel traduisent aussi la nostalgie de ceux qui fuient leur pays, pour une raison ou une autre, et qui brulent envie de revenir sur les terres de leurs parents, de leurs anc?tres.

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<< Ayiti ma l? n

Ayiti bon? n >>

Pour souffler un peu, du vent ? Emeline interpr?te <> de feu Boulot Valcourt. Le public a encore entonn? en choeur la chanson. Aux premi?res loges, une femme chante aussi, et pas des moindres. Emeline s’arr?te et demande de braquer les projecteurs sur cette icone de la chanson carib?enne dont le groupe remplit habituellement les grandes salles de Paris et m?me le stade de France. Elle s’appelle Jocelyne B?roard, chanteuse du groupe mythique Kassav’. Elle est longuement ovationn?e. Jocelyne rappelle comme elle est amoureuse d’Ha?ti, de son peuple, de sa culture. <>, lance-t-elle ? Emeline Michel, qui a conquis le Th??tre Traversi?re avec un dernier merci. <>. Merci pour ses yeux, ses mains, son coeur. Merci pour cette douce mais puissante voix qui a fait de A.K.I.K.O un ind?modable hit.