En effet il y a de quoi se r?volter

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Sans blague! Le Premier ministre de facto est <> par la mort d’une m?re et de ses deux filles. Pourquoi a-t-il attendu ce crime pour ?tre r?volt? ? Le crime est certes odieux, impardonnable. Mais il n’est qu’une s?quence d’une s?rie dont les ?pisodes se sont multipli?s depuis l’imposition d’Ariel Henry comme chef d’un ex?cutif qui ne rend compte qu’? lui-m?me.

Monsieur le Premier ministre, c’est ? nous d’?tre r?volt?s contre un pouvoir de facto qu’aucune r?ussite ne caract?rise. Depuis un an et quelques mois que vous vous maintenez au pouvoir, on tue plus qu’avant, les probl?mes ?conomiques, les conditions de vie, tout s’est empir?. Dites-nous donc ? quoi vous nous ?tes utiles, vous et vos ministres ? Votre pouvoir restera dans l’histoire comme la plus douloureuse des usurpations, une agence de production et de reconduction du pire pay?e par notre argent.

Dites-nous donc, monsieur le Premier ministre de facto, qui veut de vous ? part ceux que vous payez ? On manifeste contre vous, on rit de votre <>. Partis politiques, organisations de la soci?t? civile, ?coliers, ?tudiants, une masse de citoyens vous demandent de partir, ou au moins de participer honn?tement ? la mise en place d’un pouvoir de transition. Vous vous comportez comme si vous aviez ?t? ?lu et disposiez d’un mandat ? vie. C’est ? nous d’?tre r?volt?s contre cette indiff?rence ? notre revendication de base : d?part ou compromis. Et ne sortez pas l’argument fallacieux de l’absence de cadre institutionnel ? cette revendication. Votre pouvoir, vos alliances n’ont eux non plus aucun cadre institutionnel. Les cadres institutionnels, le PHTK dont vous ne dirigez qu’une ?ni?me version a pass? une d?cennie ? les d?truire.

Il est grossier en politique d’attaquer les gens dans leur personne et vous avez la r?putation d’?tre un professionnel s?rieux et incomp?tent. Quel est donc ce vice du pouvoir qui vous fait vous accrocher ? un titre et une fonction qui virent ? la caricature ? Vous voulez rester au pouvoir pour faire quoi ? Reconstruire une ?conomie qui se d?grade sous votre gouvernement ? Sauver la vie des m?res et des filles, des enfants et des adultes qu’on assassine ? Revigorer les liens sociaux qui se d?litent comme jamais avant sous votre gouvernement ? Conduire le pays vers des ?lections cr?dibles alors que le principal obstacle ? l’enclenchement du processus pouvant y mener est votre gouvernement ?

Monsieur le Premier ministre, quelques mercenaires ont peut-?tre trouv? dans votre pouvoir une r?ussite personnelle. Vous leur avez accord? postes et statut. Mais pour le pays, il est le plus cuisant des ?checs. Et vous voulez nous l’imposer comme une permanence. Nommez une chose positive r?ussie par votre gouvernement. ? moins de consid?rer la recrudescence des boat people et autres d?parts clandestins, l’extension territoriale des gangs, la d?liquescence g?n?ralis?e des services publics comme acquis ? mettre ? votre palmar?s !

Il y a cependant une chose positive. La rue, les partis politiques et les organisations de la soci?t? civile s’?taient ?loign?s. Certains de vos amis sont pass?s par l?, leur trahison a eu pour effet de d?courager. Mais le lien se refait. Sans eux. Des gens sont morts en voulant faire entendre leurs revendications : halte au crime et vivement votre d?part. Quand les voix seront plus fortes, vous ordonnerez ? la police de tuer ?

Monsieur le Premier ministre de facto, votre pouvoir n’est pas une issue mais une impasse. Ayez l’intelligence d’en sortir et de nous en sortir. Au nom de cette m?re et de ses filles dont la mort vous a <> dans votre impuissance.

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