Et si la Guadeloupe était en train de manquer son étape vers la professionnalisation ?

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Euphémie Dartron, conseillère technique fédéral pour la ligue Grand-Est et SILVIO MANIJEAN, maître d’arme au fleuret au club de Rueil-Malmaison

Propos recueillis par 
Romain MATTIO

Euphémie Dartron, à l’époque entraineur de l’équipe de l’ASUP masculin, en train d’expliquer à Joryce Jacota (centre) et Tom Semba (droite) pourquoi ils ne joueront pas la finale de la coupe de Guadeloupe 2022. Sous le regard de Yann’Rick Danquin à gauche. • R.M

Tout deux sont des enfants de la Guadeloupe pourtant tout deux ont été contraint de plier bagage vers l’Hexagone après un retour au pays. Si Euphémie Dartron et Silvio Manijean ne se connaissaient pas, ils ont très vite reconnu des similitudes dans leur parcours lors d’une interview commune. 

Quelles sont les conditions qui vous ont fait
revenir en Guadeloupe ?

Euphémie Dartron : À la fin de mes
études dans l’Hexagone, je voulais monter mon cabinet de podologie
du sport. Donc rien à voir avec le handball. Mais ce qui était sûr,
c’est que je voulais revenir dans mon club formateur. En septembre
2010, il cherchait des cadres techniques et c’est comme cela que
j’ai commencé à entrainer.

Silvio Manijean : Je suis revenu en
Guadeloupe en 2015 car j’avais des parents qui étaient malades. À
l’époque, j’avais arrêté l’escrime depuis presque dix ans. Et c’est
suite à l’appel de mon maître d’armes, Ruddy Plicoste, qui m’a
proposé un contrat d’avenir pour reprendre ma formation d’éducateur
fédéral au sein du comité régional d’escrime. Ensuite j’ai passé
des diplômes pour enseigner le fleuret en valide et à
l’handisport.

Quelles ont été vos motivations et vos
objectifs dans la formation ?

E.D : Ça toujours été de développer le
haut niveau et de renouveler, si c’était possible le nombre de
licenciés, pour être de plus en plus compétitif. J’étais déjà dans
l’idée de faire éclore des jeunes guadeloupéens sur la scène
nationale et internationale au niveau du handball.

S.M : C’était avant tout de pouvoir
transmettre ma passion auprès des jeunes dans les écoles et faire
grossir le vivier des escrimeurs guadeloupéens. Faire en sorte que
l’escrime redevienne un sport dominant en Guadeloupe.

A travers la poursuite de ces objectifs, il y
a-t-il des choses auxquels vous ne vous attendiez pas et qui
vous…

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