God called the Queen, God save the King

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

Sa Majest? Elisabeth II est morte. Elle avait 96 ans. Elle a r?gn? pendant 70 ans sur le Royaume-Uni, l’empire britannique, les royaumes du Commonwealth. Pendant son long r?gne, elle a ?t? ? la t?te de l’un des plus importants pays au monde, a r?gn? sur des nations membres du Commonwealth, sans jamais exercer directement le pouvoir.

Pendant 70 ans, elle a su tenir son rang et s’effacer derri?re son r?le. Ses devoirs passaient avant toute autre consid?ration. Mardi, deux jours avant sa mort, elle recevait le premier ministre sortant et son rempla?ant.

Ha?ti a peu de choses ? voir avec la reine en particulier et avec les Britanniques en g?n?ral. Les pays proches de nous et appartenant ? son royaume sont la Jama?que, les Bahamas et le Canada.

Avant l’ind?pendance, les Anglais ?taient en Ha?ti. Peu de vestiges restent de leur passage, sinon la ville de Les Anglais. L’histoire a ?t? plus mouvement?e par la suite avec ouverture, fermeture et r?ouverture d’ambassades.

Les relations ? l’heure actuelle sont calmes. Apais?es. Loin de la tension du temps de la sortie du livre (et du film qui en a suivi) de Graham Green, Les Com?diens.

L’auteur avait trop bien d?crit nos moeurs et travers. On en a voulu ? sa race et ? son pays.

Plus pr?s de nous, les tentatives d’avoir un ambassadeur britannique plus pr?sent en Ha?ti et une mission en fonctionnement n’ont pas dur?. Ce qui paraissait ?tre un tournant apr?s le s?isme du 12 janvier 2010 est redevenu une attention polie et lointaine. Ha?ti a une ambassade ? Londres, les Anglais ne sont pr?sents en Ha?ti que de loin.

Les efforts dans la reconstruction de Port-au-Prince apr?s 2010 de la Fondation du Prince Charles, le nouveau roi d’Angleterre sous le nom de Charles III, n’ont pas ?t? suivis d’effets.

La coop?ration importante qui s’annon?ait n’a pas laiss? de traces tangibles.

Entre les Anglais et Ha?ti, la distance est grande.

Pour revenir ? la reine Elisabeth II, qui nous quitte, les fastes et trag?dies de sa famille royale ont toujours retenu l’attention en Ha?ti. Le roman est si grandiose, si tragique, si inaccessible qu’il fait r?ver ici comme ailleurs.

Malheureusement, rares sont les politiciens ha?tiens qui ont pris la peine de relever que le pr?sident d’Ha?ti a un r?le de reine d’Angleterre am?lior? avec la constitution de 1987. Il devait laisser le premier ministre gouverner, s’en servir comme d’un fusible, rester dans les immenses pr?rogatives que lui conf?re la loi m?re sans chercher ? tout dominer. Nos chefs doivent encore apprendre ? orienter, ordonner, superviser, repr?senter, pas s’ent?ter ? mettre la main ? la p?te.

Nos dirigeants ont toujours voulu ?tre l’alpha et l’om?ga. Le chef de l’?tat et le chef du gouvernement. L’initiateur et le boss ma?on. Le premier jouisseur et le dernier responsable.

? la diff?rence de la reine d’Angleterre et de son sens du devoir, nos pr?sidents et autres chefs ont rat? l’essentiel.

Leur place dans l’histoire sera inversement proportionnelle ? la superficie de leur ego, de leur tentation et de leur ?chec.

Tout le contraire de la Grande Dame qui nous quitte le 8 septembre 2022.

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