Ha?ti : Faire avec ce qu’on peut, faute de solution id?ale

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Les unit?s sp?cialis?es de la Police nationale d’Ha?ti ont pu investir, pour la premi?re fois depuis les troubles de d?but septembre, le terminal p?trolier de Varreux. Cette infrastructure strat?gique — o? se trouve 70% des capacit?s de stockage des produits p?troliers du pays — ?tait sous le contr?le des gangs.

Pour le moment, on ignore si la reprise normale des op?rations se pr?pare et quand reprendra la distribution r?guli?re des produits p?troliers. En attendant, l’Etat ha?tien s’est acquitt? cette semaine de 50% de ses dettes envers les compagnies p?troli?res.

L’annonce de l’action polici?re arrive au moment o? toutes les usines travaillant pour la sous-traitance en Ha?ti ont d? fermer leurs portes. Seul le Parc Codevi, situ? ? cheval sur la fronti?re entre Ha?ti et la R?publique dominicaine, a encore des ouvriers ? l’emploi.

Le Parc industriel m?tropolitain dit Sonapi et celui de Caracol sont enti?rement ferm?s. Pr?s de 33 000 emplois directs sont affect?s. En fait, toute notre production nationale, agro-industrielle et le secteur des services sont ferm?s ou fonctionnent 2 ou 3 jours, ? mi-temps, par semaine.

Selon les estimations de l’Association des industries d’Ha?ti, pr?s de 100 000 emplois directs et pr?s d’un million d’emplois indirects sont impact?s par la situation actuelle.

Si les diff?rentes r?unions des acteurs politiques ne d?bouchent sur rien — comme d’habitude –, c’est la communaut? internationale qui se manifeste.

Ce jeudi, le Bureau int?gr? des Nations Unies en Ha?ti (BINUH) a pr?cis? que les sanctions d?cr?t?es par l’ONU viseront de larges secteurs.

Un peu plus tard, ce m?me jeudi, c’est le charg? d’affaires am?ricain Eric Stromayer qui s’est fendu d’un message vid?o. Les menaces sont claires. Les sanctions vont frapper. L’appui de forces arm?es pour la PNH aussi se pr?cise.

Si le gouvernement ha?tien qui a sollicit? les sanctions se veut coh?rent avec lui-m?me, un remaniement minist?riel devrait intervenir au plus vite.

En attendant, les directeurs d’?coles de tous les coins du pays essaient de fabriquer une rentr?e scolaire ? la carte : ouvrir les classes l? o? c’est possible.

Les solutions id?ales ne sont plus de mise en Ha?ti. Trop de probl?mes. Trop peu d’efforts. Le pays, en tout, devra se contenter des approximations, des rem?des de cheval ou d’un grain de sel sous la langue pour tromper la mis?re morale et intellectuelle de nos mauvais com?diens.

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