Insecurite a Martissant, une opportunite pour relancer le transport maritime entre Port-au-Prince et Jeremie

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Severement endommage par l’ouragan Matthew le 4 octobre 2016, loge dans un batiment fissure par le seisme du 14 aout 2021 et avec quelques employes en service, le port du chef-lieu du departement de la Grand’ Anse reste ouvert. Cependant, la ville de Jeremie est privee depuis 2014 de transport maritime. Jadis, cette voie representait l’un des piliers economiques du departement de la Grand’Anse. D’un autre cote, l’Unite de port de cabotage (UPC) de cette ville fonctionne et est prete a accueillir tout eventuel entrepreneur desireux d’apporter son appui au commerce maritime dans le departement. Le journal a rencontre les acteurs concernes pour tenter de comprendre les causes et les impacts de cette fermeture sur l’economie de la Grand’Anse et les mesures a mettre en oeuvre pour redynamiser ou ressusciter le cabotage a Jeremie.

L’UPC de Jeremie encore operationnel

Interroge par Le Nouvelliste, Louis Louines, responsable de l’UPC de Jeremie, estime que le retour a la normale de l’activite du cabotage dans le departement ne depend pas seulement de l’institution qu’il dirige. Pour lui, la societe civile, l’Etat et les entrepreneurs de la Grand’Anse ont un grand role a jouer. <>, a fait savoir notre interlocuteur. Toutefois, a-t-il poursuivi, conformement a la decision du 3 aout 2015 qui a ete a nouveau adoptee le 6 juillet 2020 par le conseil d’administration de l’Autorite portuaire nationale (APN) et publiee dans le journal Le Moniteur du 21 juillet 2020, le droit de wharfage, d’accoster revient exclusivement a l’APN. Une facon pour dire que toute personne souhaitant mettre un bateau en service sur la rade haitienne doit payer le droit de wharfage.

Parallelement au responsable de l’UPC de Jeremie, M. Villebrun Lebrun, proche des Rouzier, reference dans le domaine du transport maritime entre Port-au-Prince et Jeremie, egalement ancien responsable de plusieurs bateaux, dont le dernier en date du nom de <>, nous a explique ce qui est a la base de cette perte de vitesse du transport maritime. << Pour ressusciter le transport maritime entre Port-au-Prince et Jeremie, premierement l'Etat doit resoudre le probleme de l'insecurite au niveau du wharf de Jeremie a Port-au-Prince. Deuxiemement, Fort-Lilet, cette route maritime qu'empruntent habituellement les navires qui assurent la liaison sud-ouest, est completement ensablee. Troisiemement, a continue M. Vilbrun, la majorite des grossistes a Jeremie ont fait le necessaire afin d'avoir un camion pour le transport de leurs marchandises. Aussi s'interroge-t-il. <> Ce n’est pas evident, car les commercants de Jeremie ont depuis pres d’une decennie opte pour le transport de leurs marchandises par voie terrestre, et ceci, meme s’ils savent pertinemment que le batiment est trois fois moins couteux et moins risque que le camion >>, a ajoute M. Lebrun, qui croit toujours a un retour en force du cabotage a Jeremie avec la volonte des autorites et un secteur prive responsable.

Dames Sara et commercants dans le couloir de la mort a Martissant

<>, a affirme l’entrepreneur Joseph Saint Fleur Carl qui evolue dans le domaine des materiaux de construction. <>

<>, a raconte Micheline Mesilas, une <>. <>, s’est desolee madame Mesilas.

Le transport maritime, alternative pour les commercants grand’anselais

Selon l’economiste Rozier Rubin, <>. Autre effet benefique, <>, a recommande notre interlocuteur. Mais avant tout, l’Etat est tenu, a-t-il conclu, d’honorer ses engagements, de faire le minimum pour garantir la securite des vies et des biens en s’attaquant resolument au phenomene de l’insecurite a la source en partie de la crise du carburant.