Justice : les greffiers en greve

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

Le systeme judiciaire, pour une nouvelle fois, est a l’arret. Les greffiers observent le mardi 12 avril 2022 un arret de travail dans les 18 juridictions du pays. Les revendications sont diverses. Les greffiers exigent le respect de l’accord de 2017 <>. <>, a detaille le president de l’ANAGH Martin Aine, evoquant egalement la promesse de la nomination des greffiers formes a l’Ecole de la magistrature en 2017. <>, s’est plaint M. Martin, intervenant a la matinale de Magik 9.

Les greffiers avaient deja observe une greve en janvier 2022 pour exiger l’application de ces revendications. Revenant sur les demarches qu’elle a entreprises pour porter les autorites du ministere de la Justice a agir, l’ANAGH, dans une lettre adressee au ministre de la Justice, Berto Dorce le 6 avril, dit <>.

Avant d’annoncer la greve, l’ANAGH avait sollicite une rencontre avec des responsables du ministere de la Justice le 25 mars 2022. L’association a voulu rappeler au ministre de la Justice leur insatisfaction par rapport aux differentes promesses qui ont ete faites le 22 decembre 2021 et le 10 janvier 2022 dans des rencontres entre les membres du ministere et des membres de l’ANAGH. Le ministre de la Justice a accepte de rencontrer les greffiers dans une correspondance en date du 8 avril 2022, soit deux jours apres l’annonce de l’arret de travail par les greffiers.

Cette greve qui paralyse les tribunaux penalise les justiciables. <>, a affirme le president de l’Association nationale des magistrats d’Haiti (ANAMAH) dans un entretien accorde au journal Le Nouvelliste en 2020. Le juge Jean Wilner Morin a souligne que le greffier, etant depositaire des dossiers de la juridiction a laquelle il est attache, est indispensable tant en siege, au cabinet d’instruction qu’en transport sur les lieux…

<>, a indique au journal le juge Morin. Pour lui, cette situation fait l’affaire de certaines categories qui militent en faveur de la detention preventive prolongee.

<>, a critique le president de l’ANAMAH.