La CNSA sonne l’alerte sur la situation de la securite alimentaire

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Malgre une legere amelioration en termes de pourcentage de personnes en insecurite alimentaire, passant de 46% a 45%, la Coordination nationale de la securite alimentaire (CNSA) a donne l’alerte sur la situation de la securite alimentaire et fait des propositions pour les mois de mars a juin 2022 sur son site internet. <>, lit-on dans cette alerte.

<>, previent la CNSA.

En ce qui concerne les facteurs determinants, la CNSA fait reference aux effets devastateurs du seisme du 14 aout, aux faibles recoltes agricoles dues a une pluviometrie inferieure a la normale et a la decapitalisation des exploitants en raison des mauvaises performances des precedentes recoltes, notamment celle du printemps 2021. Outre les facteurs determinants, la CNSA a souligne les chocs economiques : l’inflation, l’ajustement a la hausse du prix du carburant sur le marche national, la limitation des approvisionnements en raison de l’insecurite, la deterioration du taux de change, les pertes occasionnees par les recentes inondations et la reduction des transferts.

<>, soutient la CNSA.

L’inflation qui ronge le pouvoir d’achat des menages s’eleve autour de 24% avec des hausses de prix particulierement marquees dans les secteurs de l’alimentation et de la sante. La CNSA souligne en outre que le cout du panier alimentaire est passe de 1 818 gourdes en janvier 2021 a 2 800 gourdes en janvier 2022, soit une variation de 54% en rythme annuel.

Le conflit entre l’Ukraine et la Russie, l’insuffisance de la pluviometrie et les restrictions a la frontiere sont des facteurs qui risquent d’empirer la situation d’insecurite alimentaire pour la periode de mars a juin 2022. La CNSA recommande qu’il y ait une action urgente en faveur des menages les plus pauvres et les plus affectes afin de leur permettre de mieux repondre a leurs besoins alimentaires immediats et la mise en place de strategies de moyens d’existence. Elle plaide aussi pour un appui substantiel aux moyens d’existence et de mieux articuler les interventions d’urgence et de developpement, et surtout de repenser les strategies d’intervention, afin d’avoir des effets plus durables et structurels sur la securite alimentaire et nutritionnelle des menages.