La guerre des gangs a Martissant met les entrepreneurs grandanselais a genoux

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Nombreuses sont les compagnies de bus assurant la liaison, aller-retour, Grand’Anse-Ouest du pays. Parmi les plus connues du public figurent Jeremie Tours, Grand’Anse Tours et Dieu qui Decide. Denis Adrien est l’un des responsables de la compagnie de bus Jeremie Tours, il nous explique : <>

<>, a-t-il avance. <>, a-t-il conclu.

Mis a part les proprietaires, les passagers aussi ont la peur au ventre lorsqu’il s’agit d’emprunter la route nationale numero 2. Ceux qui en ont les moyens preferent acheter un billet d’avion, d’autres refusent categoriquement de se rendre a Port-au-Prince en bus. C’est le cas de Johnny Acelas. <>, a confie le jeune homme. <>, a jure Johnny.

Outre les passagers et les proprietaires de bus, les distributeurs grossistes et les autres commercants sont eux aussi frappes de plein fouet par la situation de Martissant. Contacte par le journal, Joseph Saint-Fleur Carl, un entrepreneur bien connu de la ville, est le proprietaire d’une quincaillerie. Il nous raconte son calvaire. <>, s’est plaint Monsieur Saint-Fleur.

Pour Sonia Cupidon, mere de cinq enfants et commercante (Madan Sara), qui a l’habitude d’effectuer des voyages hebdomadaires afin de livrer des vivres au wharf Jeremie (Port-au-Prince), cette situation n’a jamais ete aussi critique pour elle auparavant. <>, a-t-elle raconte. Sonia dit preferer le retour du cabotage a Jeremie au lieu du voyage par voie terrestre. <>, a-t-elle souhaite.

D’autre part, Rozier Rubin, economiste de formation, avance que la situation de Martissant met a nu la dependance du departement de la Grand’Anse par rapport a Port-au-Prince. <>, a-t-il avance.

Depuis 2014, le transport maritime est en perte de vitesse, pour ne pas dire inexistant, dans le departement de la Grand’Anse. Avec ce qui se passe a Martissant, nombreux sont les Jeremiens, entrepreneurs et commercants, qui voient dans cette situation une opportunite de redynamiser, sinon ressusciter le cabotage dans la ville.