La police s’occupe des gangs, qui s’occupe du reste?

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

La Police nationale d’Ha?ti se fait visiblement une sant? dans la bataille contre les gangs arm?s ? travers le pays. Depuis le d?but de la semaine, les autorit?s polici?res ne font pas de gymnastique pour pr?senter le bilan de leurs op?rations anti-gangs. Pour une rare fois depuis le d?but de la vague des cas de kidnapping dans la zone m?tropolitaine, la police a lib?r? des victimes dans le fief de l’un des plus puissants gangs du pays. Les efforts des policiers sont salu?s sur les r?seaux sociaux, dans les m?dias, voire dans les cercles de discussion. La police va-t-elle jusqu’au bout dans cette bataille ?

Si les choses commencent ? bouger dans le bon sens dans la lutte contre les gangs, dans d’autres domaines l’inqui?tude monte. La d?pr?ciation de la gourde par rapport au dollar am?ricain est devenue un probl?me majeur ces derniers jours. Le dollar s’?change jusqu’? 150 gourdes sur le march? informel. Le plus inqui?tant, reste le silence des autorit?s ?conomiques. La banque centrale et le minist?re de l’Economie et des Finances n’annoncent aucune mesure pour faire face ? la situation. Entre-temps, le co?t des produits de premi?re n?cessit? explose sur le march?. Les salari?s s’appauvrissent de plus en plus. On peut imaginer la situation des ch?meurs qui constituent le gros de la population.

Faut-il s’attendre ? une surprise sur le march? des changes comme le r?veil de la police dans la lutte contre les gangs ? On ne sait pas ? quoi s’attendre dans les prochains jours. Un fait est cependant certain : le gouvernement doit faire quelque chose pour stopper l’h?morragie de la gourde. Sauf s’il s’agit d’un choix ?conomique. Cela exigerait cependant des mesures pour att?nuer les effets d’un tel choix sur les consommateurs.

? c?t? de la d?pr?ciation de la gourde, il y a la persistance de l’indisponibilit? des produits p?troliers ? la pompe. Si le pr?cieux liquide est disponible ? profusion sur les trottoirs, la majorit? des stations d’essence dans la capitale sont hors service ? longueur de journ?e. Le minist?re du Commerce et de l’Industrie, qui annon?ait des mesures contre la vente illicite des produits p?troliers, semble baisser les bras. La police, qui court apr?s les gangs, ferme les yeux sur le ph?nom?ne. La justice de son c?t? a confirm? qu’elle est inexistante dans la capitale ha?tienne. En plus, elle est en vacances officiellement.

Si l’ins?curit? reste le souci majeur de la population ha?tienne, elle n’est pas cependant le seul probl?me qui m?rite d’?tre abord?. Sortir le pays du bourbier exige que toutes les autorit?s du pays, dans leurs secteurs respectifs, se mettent au travail. Il y a urgence d’agir dans les tous les domaines.

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