L’Assemblée nationale française divisée en trois grandes forces politiques après les élections législatives

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Pas de majorité absolue, l’Assemblée nationale française divisée en trois grandes forces politiques après le second tour des élections législatives.

Les urnes ont rendu leur verdict. Après le second tour des élections législatives, le dimanche 7 juillet, aucune majorité absolue ne se dégage au sein de l’Assemblée nationale, qui se trouve ainsi dans une composition inédite et divisée en trois grandes forces politiques.

D’après les résultats définitifs, le Rassemblement national et ses alliés obtiennent 143 députés. Le parti d’extrême droite et ses alliés, investis par le président des Républicains Eric Ciotti, ne parviennent donc pas à franchir le seuil de 289 élus, celui de la majorité absolue. Ils en sont même très loin, bien qu’ils gagnent beaucoup de postes de députés, et ne constitueront que la troisième force politique de l’Assemblée nationale, devancés par le Nouveau Front populaire et Ensemble, l’alliance du camp présidentiel.

Dans cette nouvelle Assemblée nationale, les partis de gauche, unis pour les législatives sous la bannière Nouveau Front populaire (La France insoumise, le Parti socialiste, Les Ecologistes et le Parti communiste français), obtiennent 180 députés. Cette alliance de gauche est donc la première force politique de ce nouvel hémicycle. La gauche supplante le camp présidentiel.

La répartition des sièges obtenus par le Nouveau Front populaire est la suivante : 71 élus pour LFI, 64 pour le PS, 33 pour les Ecologistes, 9 pour le PCF et 3 pour d’autres partis. Dans l’hémicycle, les partis de cette union électorale devraient toutefois siéger dans des groupes différents, comme après les législatives de 2022 où ils s’étaient alliés sous la bannière de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale .

Le camp présidentiel(Renaissance, Horizons, MoDem et UDI), sous la bannière Ensemble, perd quant à lui sa majorité relative, 250 élus, mais résiste mieux qu’annoncé. Avec 163 députés, il constitue la deuxième force de l’Assemblée nationale. La répartition des sièges au sein du camp présidentiel est la suivante : Renaissance obtient 98 sièges, le MoDem 34 sièges, Horizons 26 sièges, l’UDI 1 siège et d’autres partis 4 sièges.

Enfin, les Républicains dits “canal historique”, c’est-à-dire ayant refusé l’alliance de leur chef avec le RN, obtiennent 39 élus, et même 66 en comptant leurs alliés divers droite dont deux de l’UDI.

Difficile de prédire le nouveau Premier ministre

À présent, il est difficile de prédire la composition du gouvernement à l’issue de ces législatives. Une hypothèse a régulièrement été évoquée la semaine précédant le second tour des législatives : une grande coalition allant de la gauche à la droite en passant par le centre et les partis de la majorité présidentielle. Mais ses contours, de même que son éventuel programme, sont encore flous.

Un exécutif aussi large serait en tout cas une première dans l’histoire de la 5e République. Reste à savoir, dans cette grande coalition, de quel camp serait issu le prochain Premier ministre. Prétendant à Matignon pendant la campagne électorale, le président du RN Jordan Bardella ne peut plus avoir cette ambition, compte tenu des résultats.

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