Le BINUH appelle les États membres de l’ONU à contribuer pour garantir le déploiement de la MMSS en Haïti

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La cheffe du BINUH appelle les États membres de l’ONU à contribuer généreusement pour garantir le déploiement de la MMSS en Haïti.

Ce jeudi 25 janvier 2024, une réunion du conseil de sécurité a été organisé sur la situation en Haïti. Prenant la parole à cette rencontre, la cheffe du Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti, Maria Isabel Salvador a appelé une fois de plus les États Membres à contribuer généreusement pour garantir le déploiement en temps opportun de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité en Haïti.

Selon la représentante du Secrétaire Général de l’ONU, le soutien continu à la Police Nationale d’Haïti ; le déploiement de la MMSS ; un processus politique soutenu aboutissant à des élections crédibles, participatives et inclusives, constituent des éléments fondamentaux qui peuvent contribuer à restaurer la sécurité et la stabilité en Haïti.

“Haïti reste en proie à une violence croissante en raison d’une recrudescence sans précédent des enlèvements, des viols et d’autres crimes commis par des gangs armés qui affectent de plus en plus les moyens de subsistance de la population et sapent les activités humanitaires. Je ne saurais trop insister sur la gravité de la situation en Haïti, où de multiples crises prolongées ont atteint un point critique” a-t-elle déclarée.

Toujours dans ses déclarations, Maria Isabel Salvador précise que l’année dernière, le BINUH a recensé plus de 8 400 victimes directes de la violence des gangs, y compris des personnes tuées, blessées et kidnappées, soit une augmentation de 122 pour cent par rapport à 2022 en soulignant que la capitale a été à l’origine de 83 pour cent (83%) des meurtres et des blessures, et la violence s’est également propagée à la campagne, plus précisément vers l’Artibonite.

“Depuis mon dernier briefing, au moins 75 personnes auraient été tuées par des mouvements d’autodéfense civils qui sont apparus comme une légitime défense contre les gangs. La violence, les déplacements et la perte des moyens de subsistance ont rendu des milliers d’enfants vulnérables au recrutement par les gangs” poursuit-elle.

En ce qui concerne la crise politique, Maria Isabel Salvador a salué les efforts déployés par le Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM pour contribuer à rapprocher les différentes positions politiques entre les acteurs. Elle a précisé que les acteurs gouvernementaux, politiques et de la société civile continuent de rechercher un accord par le biais de négociations politiques sur un cadre de gouvernance qui pourrait ouvrir la voie à des élections crédibles.

“Bien que le dialogue et les consultations inter-haïtiens se poursuivent, des divergences subsistent sur les modalités de gouvernance, entravant les progrès sur le front politique” souligne-t-elle.

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