Le MENFP publie sa politique et stratégie nationales d’alimentation scolaire pour les six prochaines années

The content originally appeared on: juno7 – Haïti News

Le MENFP publie sa politique et stratégie nationales d’alimentation scolaire (PSNAS) révisées pour les six prochaines années (2024-2030) de concert avec le ministère de l’Agriculture et de la santé des Ressources Naturelles et du Développement Rural.

Le ministère de de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle vient de publier une version révisée de sa politique et stratégie nationales d’alimentation scolaire (PSNAS) allant de 2024 à 2030. La mise en oeuvre de cette politique élaborée en partenariat avec les ministères de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural, de de Santé Publique et de la Population sera assurée par le Programme National de Cantines Scolaires (PNCS).

La Politique et Stratégie Nationale d’Alimentation Scolaire (PSNAS) révisée a pour objectif de redéfinir les contours du programme d’alimentation scolaire à l’horizon 2030 et entre autres de galvaniser une approche harmonieuse et coordonnée pour l’alimentation scolaire sur l’ensemble du pays. La PSNAS révisée maintient une structure similaire au document original, bien que légèrement modifiée, notamment en se centrant sur les nouvelles priorités des acteurs consultés.

Le document de présentation de cette politique sous-tend que grâce à la distribution d’un repas quotidien sain et nutritif à tous les élèves des institutions éducatives, les cantines scolaires contribuent à améliorer les taux d’inscription, la fréquentation scolaire, la capacité cognitive des élèves, en fournissant des aliments adaptés à leurs besoins.

Elle représente également un soutien à l’économie locale et à la production d’aliments locaux par l’achat d’aliments produits ou transformés loca-lement pour les programmes d’alimentation scolaire, tout en visant à redynamiser les filières agricoles ciblées et les économies locales, afin de permettre que les petits producteurs, en particulier les femmes, augmentent leur production agricole.

L’objectif fondamental, selon lui, est d’assurer une bonne santé nutritionnelle des élèves, condition nécessaire à l’apprentissage, par la fourniture d’une alimentation complémentaire saine et équilibrée et préparée dans les écoles avec des produits quasi-exclusivement locaux et respectant les normes nutritionnelles.

Comme activité liée à l’école publique, les cantines scolaires sont par principe exemptées de paiement. Dans la pratique, leur coût de gestion est souvent supporté en partie par la communauté, soit directement (paiement d’une cotisation annuelle ou mensuelle), soit à travers les frais scolaires, réglés en début d’année.

L’alimentation scolaire est incluse dans le processus de planification nationale et est financée en partie par le budget national. Une ligne budgétaire annuelle de 900 millions de gourdes (en 2023) est prévue pour le fonctionnement du PNCS, mais pas pour l’achat d’aliments à destination des écoles. En plus des fonds du budget national, l’autre source nationale de financement des cantines scolaires est le Fonds National pour l‘Éducation (FNE), peut on lire dans le document de présentation de cette politique.

Les autres sources de financement sont : les recettes des collectivités territoriales, les contributions des parents d’élèves et les financements internationaux qui représentent majorité des financements de l’alimentation scolaire en Haïti. Les bailleurs internationaux se divisent entre bailleurs bilatéraux (Ambassade de France, AECID, Argentine, Canada) ou multilatéraux (agences des Nations Unies), les organismes privés, telles que les congrégations religieuses, et les partenaires financiers (Banque Mondiale et BID).

A lire aussi :

Éliminatoires du mondial 2026: Haïti dans le groupe C avec Aruba, Barbade, Curaçao et Sainte-Lucie