Les gangs tirent et tuent, le gouvernement se tait, ne bouge pas et attend

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Apr?s l’ancienne cath?drale, celle o? Toussaint Louverture avait proclam? la Constitution de 1801 disparu dans les flammes en 1991, apr?s la belle cath?drale d?vast?e lors du s?isme de 2010, c’est la cath?drale transitoire de Port-au-Prince qui a failli dispara?tre dans les flammes, ce 27 juillet 2022.

N’?tait la diligence des sapeurs-pompiers, l’?difice se serait totalement consum?.

Les gangs qui se battent depuis une semaine au coeur de Port-au-Prince avait pris pour cible l’?difice religieux. L’incendie est d’origine criminelle a dit une note de l’Eglise catholique.

Ce n’est pas seulement la cath?drale qui a connu des moments difficiles. Tout le centre-ville de Port-au-Prince a v?cu une nouvelle journ?e compliqu?e, ce jeudi.

Sans r?pit, les gangs se sont affront?s. La bataille s’est d?plac?e du Bel-Air pour se transporter dans les parages du grand quartier g?n?ral des Forces arm?es d’Ha?ti et du Palais national, ? quelques m?tres du Champ de Mars.

Les institutions priv?es comme le petit commerce ont d? cesser leurs activit?s. La Cour des Comptes et du Contentieux administratif et la Facult? des sciences ont officiellement demand? aux employ?s et ?tudiants de ne pas se pr?senter.

Pendant toute la journ?e, m?me s’il n’existe pas encore de bilan des affrontements entre gangs, les balles perdues ont fait des victimes. L’une d’entre elles a atteint un proche du journal devant l’entr?e du b?timent.

Partout, le r?cit des d?tonations se partage. Balles perdues et quelqu’un qui conna?t quelqu’un qui a ?t? atteint est devenu monnaie courante dans les conversations.

Si les gros calibres r?sonnent jour et nuit au centre de la capitale ha?tienne, le silence des autorit?s est assourdissant.

Les anges qui nous gouvernent sont sourds, aveugles et muets.

Ils ne se prononcent pas. Ni explication, ni bilan, ni appel au calme, ni communiqu? pour rassurer la population encore moins d’intervention des forces de l’ordre.

Comme ? chaque ?ruption de violence, les tenants de l’Etat ha?tien laissent faire. Ils esp?rent que les gangs se neutraliseront apr?s un affrontement fratricide.

A chaque fois, les hautes autorit?s du pays se trompent. Les gangs se battent. D?logent la population civile. Commettent au passage atrocit?s et d?bordements. Mais, ? la fin, ils demeurent les ma?tres du terrain. Quartier apr?s quartier.

La politique de la terre br?l?e des gangs rencontre en face d’elle les meilleures armes du gouvernement et de ses alli?s : silence, inaction, attentisme.

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