Les h?pitaux publics pi?g?s entre deux crises

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La crise de disponibilit? des produits p?troliers affecte toutes les sph?res de la soci?t?. Parce qu’elle est r?currente, certains h?pitaux ont mis en place un plan de contingence visant ? r?sister ? une raret? allant de quelques jours ? quelques semaines.

? l’H?pital universitaire Justinien au Cap-Ha?tien, depuis la derni?re semaine du mois d’ao?t, les autorit?s n’arrivaient plus ? faire fonctionner ce centre hospitalier avec une certaine normalit?.

Manque de personnel, dysfonctionnement du bloc op?ratoire, probl?mes d’intrants sont entre autres les difficult?s ?voqu?es par les R?sidents pr?sents ? l’h?pital.

“Le service de chirurgie fonctionne au ralenti depuis un mois. Les anesth?siologistes ont des difficult?s ? payer le co?t exorbitant du transport, pas de carburant pour alimenter le bloc op?ratoire en ?lectricit?, aujourd’hui le service est quasi dysfonctionnel puisqu’on ne peut op?rer nos malades “, avance un r?sident en chirurgie sous couvert de l’anonymat.

Selon lui, les mouvements de protestation ne font qu’aggraver une situation d?j? tr?s difficile.

“Nous avions 5 patients seulement dans le service. A force de reporter ? chaque fois des interventions urgentes, les patients sont tous partis. D’autres moins graves qu’on pourrait soigner en ambulatoire ne peuvent pas venir ? cause des mouvements de protestation”, ajoute ce r?sident qui dit attendre une am?lioration de la situation pour continuer avec sa formation chirurgicale.

Dans le d?partement de l’Artibonite, une note authentifi?e par un employ? du d?partement sanitaire fait ?tat d’un pillage au centre d’approvisionnement en intrants.

“Le Centre d?partemental d’approvisionnement en intrants de l’Artibonite a ?t? ?galement saccag?, le vendredi 16 septembre. Ce sont les 15 communes et les 140 centres hospitaliers du d?partement qui sont priv?s de stocks de m?dicaments, notamment de vaccins”, confirme cet employ? avant d’ajouter que le d?partement sanitaire est en train d’?valuer la situation avant de faire un bilan.

? l’h?pital de l’Universit? d’?tat d’Ha?ti (HUEH), la situation est similaire. Probl?me de carburant d’une part, mouvement de protestation d’autre part, le plus grand centre hospitalier fonctionne avec un noyau d’urgence.

“La situation est un peu complexe car nous fonctionnons avec un nombre limit? en ressources humaines. Nous fonctionnons donc avec un noyau d’urgence”, informe Dr Jessie Adrien Colimon, directrice ex?cutive de l’HUEH.

Les r?sidents pr?sents ? l’h?pital universitaire la Paix expliquent qu’ils ont v?cu une situation difficile durant la premi?re semaine de “peyi lok”.

“Beaucoup de m?decins qui devraient venir travailler ont d? rebrousser chemin durant la premi?re semaine de mouvements de protestation. Leurs v?hicules ont essuy? des jets de pierres, certains ont fait l’objet de menaces. Ceux qui sont en poste ? l’h?pital n’?taient pas pr?par?s, ils sont d?pourvus de tout. La situation est vraiment tendue”, s’?poumone un r?sident en m?decine interne.

Par ailleurs, comme tous les autres centres hospitaliers, certains services comme la maternit? continuent de fonctionner malgr? les difficult?s, d’autres services chirurgicaux ont d? r?duire le nombre d’interventions ? cause de l’indisponibilit? du carburant pour alimenter les blocs op?ratoires.

Les services de m?decine communautaire, pr?ventive et sociale, notamment ceux qui s’occupent de la vaccination, certains centres de dialyse, les cliniques externes sont pratiquement dysfonctionnels dans tous les h?pitaux publics.

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