Que va faire le premier ministre a l’etranger?

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Entre le 28 fevrier et le 9 mars, en moins de dix jours, le premier ministre Ariel Henry a effectue deux voyages a l’etranger. L’un pour participer au Belize a la 33e reunion intersessionnelle des chefs de gouvernement de la Caricom, l’autre pour assister a la prestation de serment du nouveau president elu du Chili.

Premier ministre d’un gouvernement non elu qui n’a aucun mandat defini, Ariel Henry a pris du temps avant d’enfourcher son balai magique et effectuer ses premiers voyages.

Jusqu’a present le docteur Henry recevait a domicile des emissaires et multipliait les rencontres. On ignore ce qu’il compte tirer de ses peregrinations pour son administration ou pour le pays.

Haiti etant membre de la communaute internationale et partie a de nombreuses organisations, les invitations vont se poursuivre. C’est la norme. Il revient au premier ministre de peser le pour et le contre, a chaque fois, avant d’accepter de les honorer en personne.

Partir pour les dirigeants haitiens est un signe de stabilite de leur pouvoir a l’interne et de reconnaissance internationale, depuis 1986.

Apres 14 ans avec Jean Claude Duvalier qui n’avait jamais voyage officiellement, depuis la presidence du general Henry Namphy, les chefs d’Etat et de gouvernements haitiens visitent leurs homologues.

Dans le cas du premier ministre Ariel Henry on ignore s’il se met a voyager parce qu’il estime que son poste est assure, on ignore s’il le fait pour se rassurer sur ses prerogatives ou s’il cherche a prendre des vacances des nombreux problemes insolubles auxquels son administration est confrontee.

Ariel Henry, devant la montagne de difficultes qui submerge Haiti au quotidien devrait etre a son bureau, au travail, 24 heures sur 24.

Apres le bilan <> de son periple a Belize, on attend le compte-rendu de son voyage au Chili.