Sans surprise, personne ne cherche encore le chemin de la sortie de crise en Ha?ti

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Il y a de cela pr?s de trois ans, en 2019, les ?lections pour renouveler la Chambre des d?put?s auraient d? se tenir.

Depuis janvier 2016, toute la classe politique savait que le 13 janvier 2020 le mandat de la 50e l?gislature touchait ? sa fin.

Chacun pour ses raisons, et sans surprise aucune, s’employa pour ne pas laisser les ?lections se tenir.

<>, disait l’opposition.

<>, escomptait le pouvoir.

L’absence des d?put?s ?tait le premier grand pas sur le chemin de la disparition des institutions de la d?mocratie repr?sentative en Ha?ti.

Les parlementaires avaient tous les d?fauts et le m?rite d’exister. Ni les ?lus sortants ni les opposants ne firent campagne pour l’organisation rapide d’un scrutin. Le vide arrangeait toutes les parties.

Mai 2022, plus personne ne parle de la tenue d’une quelconque ?lection en Ha?ti. Le S?nat n’existe que sur le papier, toutes les institutions dont l’existence l?gale est li?e au travail du Parlement sont en d?faut de l?gitimit?.

Tout le monde occupe de facto des fonctions et l’actuel premier ministre n’a ni mandat ni ne subit de contr?le d’aucune sorte. <>, comme disent les loustics.

Depuis le 7 juillet 2021, le pr?sident Jovenel Mo?se, qui l’a nomm?, a ?t? assassin?. Le premier ministre n’a m?me pas pr?t? le serment de respecter la Constitution et les lois de la R?publique. Cela n’est pas pr?vu par nos lois ni par nos usages.

Sans surprise, le pays vivote, le gouvernement fait comme si, l’ins?curit? augmente, l’?tat dispara?t et la population se lamente.

Nos politiciens de tous bords, pour expliquer leur refus d’avancer, ?voquent chaque jour la situation s?curitaire. Les difficult?s sont r?elles mais personne ne rappelle que la situation s?curitaire ?tait meilleure en 2019 et qu’en d?pit de cela les ?lections n’?taient pas ? l’ordre du jour. Comme aujourd’hui.

Sans surprise, si la majorit? des acteurs s’accordent pour dire qu’avant de parler d’?lections il faut une am?lioration de la s?curit?, personne ne se d?voue ? la t?che. Depuis juillet 2021, les deux premiers ministres qui ont dirig? le pays n’ont ?mis que des souhaits et l’opposition des pri?res muettes.

Sans s?curit? pas d’?lections ou sans ?lections pas de s?curit?, sans surprise, aucun intervenant du pouvoir, des oppositions ou de la communaut? internationale ne veut poser l’?quation, encore moins tenter de la r?soudre.

Ha?ti s’enfonce, pris dans une spirale, une force centrifuge destructrice qui se renforce chaque jour un peu plus. Pendant ce temps, sans surprise aucune, personne, ni du pouvoir ni de l’opposition, ne se pr?sente comme voulant ? tout prix trouver le chemin de la sortie de crise.