Seul le MENFP semble ?tre au courant de la rentr?e des classes dans trois semaines

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Le minist?re de l’Education et de la Formation professionnelle (MENFP) fait du bruit autour de la rentr?e des classes fix?e au 5 septembre 2022. Entre la communication parfois ? outrance sur le “Livre unique” en cr?ole pour les classes de premi?re et de deuxi?me ann?e fondamentale, le baccalaur?at technique et les forums quotidiens, le ministre Nesmy Manigat et les cadres du MENFP n’ont pas de temps ? perdre. En termes de communication, tout porte ? croire qu’ils pr?parent ? leur mani?re la rentr?e des classes pour l’ann?e 2022-2023.

Cependant, en dehors des canaux de communication de masse – r?seaux sociaux, m?dias traditionnels, – on se demande si le pays est effectivement ? trois semaines de la rentr?e des classes. On pourrait aussi se demander si apr?s le minist?re de l’Education nationale et de la Formation professionnelle les autres instances du gouvernement en sont au courant. Tout va clairement pour le pire dans tous les domaines dans le pays. La d?valuation acc?l?r?e quotidienne de la gourde pr?cipite encore plus des familles dans la pauvret?, voire la pauvret? extr?me pour celles qui y pataugeaient d?j?. Les chiffres sur l’ins?curit? alimentaire sont alarmants. Avec l’augmentation quotidienne des prix des produits de premi?re n?cessit?, le pouvoir d’achat des uns et des autres diminue.

Comme si la d?cote de la gourde ne suffisait pas, la crise des produits p?troliers sur le march? persiste. Il devient ?vident que la vente de ces produits dans les rues est la nouvelle norme. A Port-au-Prince, il n’y a m?me pas de tentative pour stopper cette d?rive qui traduit l’inexistence de nos institutions, notamment le minist?re du Commerce et de l’Industrie. L’inaction de la police, de la justice, du minist?re du Commerce pour mettre fin au commerce illicite des produits p?troliers nous confirme que le gouvernement ne se soucie gu?re du sort de la population. Peut-?tre que les autorit?s travaillent sur un plan pour rem?dier ? la situation avant la r?ouverture des classes. Sinon, les math?maticiens peuvent commencer ? calculer ce que co?tera le transport aux parents.

L’?tat de d?labrement des routes dans la zone m?tropolitaine est aussi une autre pr?occupation par rapport ? la r?ouverture des classes. On se demande avec raison si le minist?re des Travaux publics existe encore. On pourra se poser cette m?me question pour les mairies et le Service national de gestion de r?sidus solides (SNGRS), ci-devant SMCRS tant les rues sont encombr?es de d?chets. On ne sait jamais, il peut toujours avoir un miracle ? l’occasion de la r?ouverture des classes.

Quant ? l’ins?curit?, elle reste un souci majeur pour la population. Comme pour l’ann?e acad?mique ?coul?e, il parait que les ?coles vont devoir s’accommoder avec. Ce qui signifie que des ?tablissements scolaires vont garder leurs portes ferm?es ou d?m?nager des zones prises en otage par les gangs. Sauf si la police nationale tient enfin sa promesse de les d?loger.

A trois semaines de la rentr?e des classes, il est ?vident que le gouvernement a la t?te ailleurs. Trois semaines, c’est beaucoup pour nos autorit?s qui n’ont pas la notion du temps.

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