Un volontarisme en mode petevi

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Qu’est-ce donc que ce ton de “vivi dodo la chay nan do >> ? De <> de <> pleurant dans les jupes de sa m?re. De <> ? court de mots.

C’est pour le moins irrespectueux envers un peuple qui attend et dit de plus en plus clairement ce qu’il veut et ce dont il ne veut plus.

Quand le PHTK f?d?rait les gangs sous l’oeil bienveillant de madame La Lime, le peuple, en particulier celui qui habite les quartiers pauvres et qui est la premi?re victime des gangs, les d?non?ait.

Quand, ? la demande ou avec la complicit? du pouvoir, des membres de gangs perp?traient des massacres dans les quartiers populaires, le Premier ministre de facto ? venir avait-il pris son ton de pleureur d?pass? pour appeler ? l’aide ?

Qui appelle-t-il ? la rescousse ? Les Nations Unies qui nous ont fait deux cadeaux empoisonn?s : le chol?ra et madame La Lime.

Et que dit-il aux Ha?tiens ? Prenez conscience.
Compromis politique, non. Mesures sociales, non. Mesures de restriction des d?penses du gouvernement, non. Il n’y a pas d’argent sans l’arr?t de la subvention de l’essence. Mais il y en a pour amener aux Nations Unies une d?l?gation pl?thorique. Il y en a pour en semer dans les quartiers chauds pour essayer d’arr?ter les manifestations.

Mais nous avons conscience de notre r?alit?. Pas besoin du pr?chi-pr?cha d’un pasteur sans ?glise pour savoir que la solution est d’abord politique. Que le probl?me politique majeur, c’est le blocage de la mise en place d’un vrai pouvoir de transition.

L’obstacle majeur, c’est le gouvernement de facto dont vous ?tes la t?te. Dans la malice et la mythologie populaire, on pourrait dire une t?te sans k?. Peut-?tre, le savez-vous dans vos convictions intimes, et peut-?tre est-ce pour cela que vous avez adopt? ce ton de fant?me du pass? pour nous parler !

Docteur Henry, vous valez mieux, nous valons mieux que ce discours inepte que vous nous avez sorti.

Et voil? que vous r?clamez de l’?tranger une assistance ? peuple en danger, sans pr?ciser les vrais dangers ni la forme de l’assistance. Que souhaitez-vous pour nous ? Des bottes ? Des kits ? une nouvelle maladie ? vocation ?pid?mique ? Des armes ? Jusqu’ici les armes dont vous disposez visent plus les manifestants que les bandits.
Au final, vous n’?tes pas si <> que ?a. Dans la tradition des Duvalier, qui est contre vous est contre Ha?ti est contre vous.

Petevi et volontariste. Serions-nous condamn?s ? la dictature d’une absence ? Monsieur le premier ministre, ne pleurez pas sur nous. Si vous parlez ? vos amis ?trangers, d’aucuns diraient vos chefs, dites-leur que votre d?mission est une esp?rance nationale.

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