Une affaire de monnaie

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

La capitale et ses banlieues ont connu en juillet 2022 une hausse des prix ?valu?e ? 31 % compar?e ? l’ann?e derni?re. La r?gion m?tropolitaine est la zone o? l’inflation est la plus ?lev?e dans un pays o? la moyenne s’?tablit ? 30,50 %. L’inflation bat des records. La vie ch?re a hiss? son pavillon.

Dans la hausse des prix, plusieurs facteurs rentrent en compte. Des facteurs internes et d’autres externes. Ces derniers temps, tout se ligue contre les consommateurs ha?tiens.

Petite cause, grande cons?quence, la d?saffection du public pour les pi?ces m?talliques s’est coalis?e avec la faiblesse de la gourde pour faire augmenter les prix.

Depuis quelque temps, on ne trouve plus sur le march?, <>, les pi?ces de 5-10-20-50 centimes. Ces <> ont disparu de la circulation. Trop faibles en valeur faciale, trop ch?re ? faire frapper et surtout ces <> sont refus?s par les agents ?conomiques.

Cette disparition des plus petits multiples de la gourde, entre autres causes, provoque que sur le march? les prix se sont mis ? ?voluer en 2-3 unit?s pour une gourde ? une gourde l’unit? au minimum.

Pour certains produits c’est 2-3-4 pour 5 gourdes. Souvent, c’est 5 gourdes le prix minimum.

Comme on refuse de plus en plus les petits <> d’une gourde, certains prix sont devenus des multiples de cinq. On avance de 5 gourdes en 5 gourdes directement.

Pour les papiers-monnaies aussi il y a des probl?mes. Les billets d’une, de deux et de cinq gourdes ont disparu. Les billets de dix gourdes ne sont pas appr?ci?s. Les prix ?voluent par pallier de vingt-cinq gourdes ? la moindre variation.

Aujourd’hui, la valeur faciale de la monnaie ha?tienne n’est pas adapt?e aux besoins de la population.

Jusqu’en 1990, cinq cents gourdes valaient nominalement cent dollars am?ricains.

Aujourd’hui, pour avoir cent dollars am?ricains il faut environ douze mille gourdes.

Quand on sait que le billet le plus important est celui de mille gourdes, on se rend compte qu’il y a un probl?me pour la petite monnaie comme pour les gros billets.

La Banque de la R?publique d’Ha?ti, le minist?re de l’?conomie et des Finances, celui du Commerce et de l’Industrie ou l’Institut ha?tien de statistique et d’informatique gagnerait ? ?tudier les pratiques sur le march? en Ha?ti. Les profiteurs sont partout. De l’importateur qui ?volue dans un march? o? la principale denr?e – l’information- n’est pas disponible pour les consommateurs et m?me souvent pour les autorit?s et o? les derniers maillons sont eux aussi libres, comme les gros et premiers fournisseurs, de fixer les prix ? leur guise.

Ha?ti est le march? le plus libre de la r?gion et celui qui est le moins tax?. Et la mauvaise r?partition des pi?ces et billets accentue la hausse des prix.

<> pour le bonheur de la vie ch?re.

Les autorit?s ne travaillent pas ? r?soudre les probl?mes et les consommateurs ne se plaignent de rien.

Plumer et se faire plumer restent les r?gles de base du commerce en Ha?ti.

R?agir ? cet article

Please enable JavaScript to view the comments powered by Disqus.