Une penurie d’eau dans plusieurs quartiers de la capitale

The content originally appeared on: Le Nouvelliste

Comme le carburant dans les station d’essence, l’eau est rare dans plusieurs quartiers de la capitale : Christ-Roi, Canape Vert, etc. Ces quartiers ou les menages ne voient pas un filet d’eau coule de leur robinet depuis des lustres sont prives du liquide precieux. Les camionneurs qui font le commerce de l’eau ne parviennent pas a livrer l’eau dans ces zone-la a cause la penurie de carburant. Un resident du quartier Christ-Roi a fait savoir qu’il a en main 7 500 gourdes pour se procurer une camion d’eau mais, il ne trouve pas un camionneur qui puisse venir livrer le liquide precieux qui permettra, entre autres, d’accomplir des taches domestiques.

Durant cette crise de carburant, les camionneurs ont augmente le prix du recipient de 5 gallons d’environ 150%, en le faisant passer de 10 gourdes a 25 gourdes dependamment de la zone de livraison. Quant a l’eau dite traitee, le gallon est passe de 5 gourdes a 10 gourdes dans des micros entreprisses qui vendent le liquide combien precieux. Les sachets d’eau vendus dans les rues et un peu partout se rencherissent egalement. Ils se vendaient a raison de deux unites pour 5 gourdes avant la rarete des produits petroliers, maintenant il faut 10 gourdes pour acheter 3 unites. Quelqu’un qui veut etancher sa soif mais qui n’a que 5 gourdes, recevra un seul sachet.

Cette augmentation constatee sur le marche resulte d’une hausse des prix appliquee par les compagnies a l’instar de Alaska qui a ajoute 30 gourdes de plus sur le prix du parquet contenant 60 sachets d’eau. Desormais, les menages doivent inscrire les depenses effectuees pour acheter l’eau a leur budget qui ne fait que reduire avec l’inflation provoquee par la penurie du carburant. Quand tout revient a la normale, les prix seront-ils revises a la baisse ?

A chaque crise qui secoue le pays, la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA), l’instance qui a pour mission d’executer la politique de l’Etat dans le secteur de l’eau et de l’assainissement eprouve de plus en plus de difficultes a remplir ses taches. Avec le pullulement des gangs armes dans des zones abritant des sources de la DINEPA deviennent quasiment des zones rouges. Ce qui rend le travail de cet organisme autonome de l’Etat, qui remplace le Centrale autonome metropolitain d’eau potable (CAMEP), plus difficile. Et avec la faiblesse des forces de l’ordre a combattre et deloger les bandits dans des espaces cles de l’Aire metropolitaine de Port-au-Prince, la DINEPA peine encore a resoudre le probleme d’acces a l’eau potable dans plusieurs quartiers particulierement a Delmas.

A cote de tout cela, il convient egalement de signaler plusieurs canaux de conduit d’eau endommages dans certaines de la capitale. Asssez souvent, ces canaux passent plusieurs jours a deverser leur contenu sur la chaussee sans aucune intervention de l’office concerne. Cela cause non seulement un gaspillage evitable mais surtour une pollution assuree de l’eau au niveau des arteres concernees.

Face a de telles situations, on est en droit de se demander quelle reponse la DINEPA et l’Etat en general vont-t-ils apporter a cette penurie d’eau qui fait rage dans plusieurs quartiers de la capitale ? Il y a aussi la qualite de l’eau a assurer. Que compte faire la DINEPA pour l’eau qui coule dans les robinets soit vraiment potable desormais ?