Violence des gangs: en décembre 2023, l’OIM évalue à plus de 310 000, le nombre de déplacés à l’intérieur du pays

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Violence des gangs dans les quartiers: en décembre 2023, l’Organisation Internationale pour les Migrations enregistre plus de 310 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.

L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a qualifié de “brutalité croissante” l’année 2023. En décembre dernier, plus de 310 000 personnes ont été déplacées, soit plus de 60% des déplacements forcés qui ont eu lieu en 2023, a indiqué l’OIM, tout en soulignant que les enfants représentent un nombre élevé de personnes déplacées.

“En décembre 2023, plus de 310 000 personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays. Parmi les personnes actuellement déplacées à l’intérieur du pays en Haïti, plus de la moitié ont été déplacées en 2023, illustrant la situation sécuritaire et humanitaire de plus en plus grave, en particulier dans la capitale Port-au-Prince”, a indiqué l’OIM.

Pour mener l’enquête, l’OIM a expliqué comment ont été les procédures. L’évaluation a utilisé la matrice de suivi des déplacements (DTM) de l’OIM et est le fruit d’un effort conjoint avec la Direction générale de la protection civile haïtienne (DGPC). “L’exercice a couvert sept des dix départements haïtiens soit trois départements de plus par rapport à novembre 2022, avec pour objectif de couvrir l’ensemble des dix départements d’ici fin 2024. Les départements couverts dans ce rapport sont l’Artibonite, le Centre, la Grand’Anse, les Nippes, l’Ouest. , le Sud et le Sud Est”, a détaillé l’OIM sur son site internet.

Par ailleurs, 94 % des personnes déplacées internes en Haïti sont originaires du département de l’Ouest, la capitale étant la principale source. Tandis que les enfants représentent un nombre élevé de personnes déplacées soit 172 300.

“La tendance aux déplacements forcés met en évidence une situation sécuritaire et humanitaire de plus en plus dégradée. Même si les humanitaires continuent de faire tout leur possible pour fournir une assistance et un soutien vitaux, l’aide humanitaire n’est pas la seule solution. Des investissements supplémentaires sont nécessaires dans des solutions à long terme visant à renforcer les services de l’État dans tout le pays”, a rappelé Philippe Branchat, chef de l’OIM en Haïti.

L’OIM assure qu’elle continuera avec ses partenaires les autorités et les dirigeants locaux à fournir une assistance là où elle est la plus nécessaire, contribuant ainsi à assurer la protection des personnes les plus vulnérables en déplacement, telles que les jeunes femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées.

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