À l’approche du 7 février, date clé de la vie politique haïtienne, des citoyens interrogés par Juno7 rejettent le Conseil présidentiel de transition (CPT). Ils demandent le départ de cette structure et appellent à une solution nationale, sans implication étrangère.
Selon plusieurs témoignages, le bilan du CPT est jugé négatif sur les plans sécuritaire, social et institutionnel. Des citoyens estiment que la situation du pays s’est aggravée depuis l’installation de l’organe de transition.
« Les gangs se sont renforcés. Davantage de territoires échappent au contrôle de l’État. La population vit dans la peur », affirme un habitant de la région métropolitaine.
Pour lui, l’insécurité généralisée traduit l’échec des autorités à protéger les citoyens. D’autres dénoncent une gouvernance sans vision claire ni résultats concrets.
« Nous ne pouvons plus continuer ainsi », confie un autre citoyen, critiquant l’inaction du CPT.
Face à cette impasse, les personnes interrogées plaident pour une rupture avec les solutions imposées de l’extérieur. Elles appellent à un dialogue national inclusif entre les forces vives du pays.
Selon elles, seule une entente haïtienne peut ouvrir la voie à une transition crédible. Cette transition doit prioriser la sécurité, le fonctionnement des institutions et l’organisation d’élections libres.
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