Les États-Unis appellent à la stabilité à l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition
Des divergences internes apparaissent au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT) concernant l’avenir du Premier ministre Didier Fils-Aimé. Cette situation survient dans un contexte marqué par des mises en garde claires des États-Unis et un appel officiel à la retenue lancé par le président du CPT.
Dans une déclaration publiée le 21 janvier 2026 sur le réseau social X, Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint des États-Unis, a rappelé que l’objectif de Washington pour Haïti reste l’établissement d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité.
Selon lui, toute tentative de modification de la composition du gouvernement par le Conseil présidentiel de transition, non élu, à ce stade avancé de son mandat dont l’échéance est fixée au 7 février serait perçue comme une manœuvre de déstabilisation. Les États-Unis estiment qu’une telle initiative pourrait favoriser les gangs et nuire aux intérêts américains, régionaux et haïtiens.
Cette prise de position intervient alors que des informations non confirmées évoquent des désaccords internes au sein du CPT sur un éventuel changement à la tête du gouvernement.
À ce jour, aucune décision officielle n’a été rendue publique. Aucun communiqué, aucune résolution formelle ni aucun acte juridique ne confirme une révocation du Premier ministre ou une modification de l’équipe gouvernementale.
Le même jour, le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, a adressé une lettre officielle aux membres du CPT.
Dans ce document, il appelle à la prudence, à la retenue et au respect de la continuité de l’État. Il s’oppose à toute décision précipitée susceptible de fragiliser la stabilité institutionnelle à l’approche de l’échéance du 7 février.
Laurent Saint-Cyr souligne également que les consultations engagées n’ont pas encore atteint le niveau d’inclusivité et de représentativité nécessaire pour fonder des décisions majeures engageant durablement l’avenir du pays.
À ce stade, aucun document public ne permet de confirmer l’existence d’un vote formel ou d’une majorité actée au sein du CPT en faveur de la révocation du Premier ministre.
Les noms cités dans certaines sources informelles n’ont pas fait l’objet d’une validation institutionnelle. Aucune notification officielle n’a été adressée au chef du gouvernement.
La situation reste donc évolutive. Elle se caractérise par des tensions politiques internes, des appels à la stabilité et une attention soutenue des partenaires internationaux.
Plusieurs observateurs estiment que toute évolution institutionnelle devra s’inscrire dans un cadre légal clair, afin d’éviter une nouvelle phase d’incertitude politique.
À la date de publication, aucune décision officielle de révocation du Premier ministre n’a été rendue publique par le Conseil présidentiel de transition. Juno7 continue de suivre l’évolution du dossier.
À lire aussi
Related News
Canada – Québec : la démission de François Legault et la diaspora haïtienne
Haïti classée 83ᵉ mondiale au dernier classement FIFA
Crise politique : Jean Henry Céant appelle le CPT au respect des procédures et à la con...