Crise politique : Jean Henry Céant appelle le CPT au respect des procédures et à la concertation
Dans une lettre ouverte, l’ancien Premier Jean Henry Céant ministre exhorte les conseillers-présidents à privilégier la stabilité institutionnelle et le dialogue. Il le fait alors que la transition traverse une nouvelle zone de tension.
Dans une lettre ouverte datée du 26 janvier 2026 et adressée aux neuf membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), l’ancien Premier ministre Jean Henry Céant appelle les autorités à la retenue. Il les appelle aussi au respect strict des règles institutionnelles.
Dans ce document, rendu public dans un contexte de tensions politiques, il estime que la situation nationale ne se prête ni aux décisions précipitées ni aux initiatives unilatérales. Selon lui, toute action engageant l’Exécutif doit s’inscrire dans un cadre légal clair. Ainsi, on peut éviter une fragilisation supplémentaire des institutions.
Jean Henry Céant rappelle que toute résolution du CPT ne peut produire d’effets juridiques qu’après sa publication au journal officiel Le Moniteur. Il souligne que cette étape constitue une condition essentielle pour assurer la légalité. En effet, elle permet l’opposabilité des décisions prises par l’organe de transition.
L’ancien chef du gouvernement insiste également sur la nécessité d’un climat politique apaisé. Il appelle à une concertation rapide entre les membres du CPT, mais aussi avec les forces vives du pays. Il s’agit ainsi de dégager un consensus minimal sur la suite du processus de transition.
Selon lui, seule une démarche fondée sur le dialogue peut permettre de préserver la stabilité politique et la continuité institutionnelle. De plus, cette démarche assure les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles dans les délais annoncés.
Dans sa lettre, Jean Henry Céant évoque aussi la situation sécuritaire du pays. Il estime que les divisions internes et les luttes de pouvoir risquent d’aggraver la défiance populaire. En conséquence, elles peuvent compromettre les efforts visant à restaurer l’ordre public.
Sans désigner de responsables directs, il appelle les conseillers-présidents à mesurer pleinement la portée de leurs décisions. Il les exhorte à placer l’intérêt national au-dessus des considérations partisanes ou personnelles. Il agit dans un contexte qu’il juge particulièrement critique pour l’avenir du pays.
Cette prise de position intervient alors que la transition politique fait l’objet de vives discussions, tant sur le plan national qu’international. De plus, plusieurs partenaires d’Haïti ont récemment exprimé leurs préoccupations face à toute évolution jugée déstabilisatrice du cadre institutionnel actuel.
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