Déplacés internes en Haïti : entre abris de fortune, peur permanente et espoir fragile
Fuyant les violences armées et l’insécurité grandissante, des milliers d’Haïtiens ont abandonné leurs quartiers pour survivre ailleurs. Aujourd’hui, ils vivent dans des conditions précaires, souvent oubliés. Entre détresse sociale et résilience quotidienne, ils évoluent dans le contexte de la crise humanitaire qui frappe Haïti.
Sous la menace des gangs armés, de nombreuses familles ont quitté précipitamment leurs maisons à Port-au-Prince, Carrefour-Feuilles ou encore Tabarre. Sans pouvoir emporter grand-chose, elles se sont réfugiées dans des écoles, des églises, des places publiques ou chez des proches. Cela illustre la crise humanitaire et la détresse actuelle en Haïti.
« On est partis en pleine nuit, avec les enfants et quelques vêtements. On a tout laissé derrière nous », témoigne Marie-Ange, mère de trois enfants, aujourd’hui installée dans un ancien bâtiment scolaire à Delmas.
Des sites improvisés, des conditions alarmantes
Faute de structures d’accueil adaptées, la majorité des déplacés vivent dans des camps improvisés. Tentes en plastique, bâches usées, matelas à même le sol : les conditions de vie sont souvent indignes. Cela est la conséquence directe de la crise humanitaire vécue en Haïti.
L’accès à l’eau potable, aux sanitaires et aux soins de santé reste très limité. Dans plusieurs sites, une seule toilette est partagée par des dizaines de familles. De plus, les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires et la malnutrition y sont fréquentes, comme le rappellent les organisations engagées face à la crise humanitaire que traverse Haïti.
Des chiffres qui traduisent une crise profonde
D’après les données des agences humanitaires, Haïti compte aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de déplacés internes. Ceux-ci sont principalement concentrés dans la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans certaines villes de province.
Ces déplacements massifs sont directement liés à la montée de l’insécurité, aux affrontements entre groupes armés et à l’effondrement progressif des services publics. À noter que chaque nouvelle flambée de violence alimente la crise humanitaire en Haïti. Ainsi, elle pousse de nouvelles familles sur les routes de l’exil intérieur.
Survivre sans revenus ni protection
Privées de leurs activités économiques, beaucoup de personnes déplacées ont perdu leurs sources de revenus. Commerçants, chauffeurs, artisans ou employés se retrouvent sans travail. Pour survivre, ils deviennent dépendants de l’aide humanitaire ou de la solidarité locale dans une Haïti marquée par la crise humanitaire persistante.
« Avant, je vendais au marché. Aujourd’hui, je n’ai plus rien. Je dépends des distributions pour nourrir mes enfants », confie Jean-Robert, déplacé depuis plus de huit mois.
Les femmes et les enfants sont particulièrement vulnérables, exposés aux violences, aux abus et à l’insécurité permanente dans les sites d’hébergement constitués en pleine crise humanitaire en Haïti.
Entre résilience et attente d’un retour impossible
Malgré les difficultés, de nombreux déplacés tentent de préserver une vie normale. Des parents improvisent des classes sous les tentes. Par ailleurs, des leaders communautaires organisent la propreté des camps et des associations locales apportent un soutien psychologique dans ce contexte de crise humanitaire que vit Haïti.
Mais pour beaucoup, le retour à domicile reste un rêve lointain. Leurs quartiers sont toujours sous contrôle des groupes armés, ou leurs maisons ont été détruites. Ce désespoir est à l’image de la crise majeure que connaît Haïti sur le plan humanitaire.
« On veut rentrer chez nous, mais pas pour mourir », résume Marie-Ange avec émotion.
Un défi majeur pour l’État et la communauté internationale
La situation des déplacés internes constitue aujourd’hui l’un des défis humanitaires les plus urgents en Haïti. Les acteurs humanitaires appellent à un renforcement de l’aide et à des solutions de relogement durables. De plus, ils demandent un retour progressif de la sécurité, car la crise humanitaire en Haïti exige une réponse rapide.
Sans réponse structurelle, préviennent-ils, cette crise risque de s’enraciner et de créer une génération entière privée de stabilité, d’éducation et d’avenir. Cela est le signe que la crise humanitaire touche durablement Haïti.
À lire aussi :
Related News
Edgard Leblanc Fils et Leslie Voltaire maintiennent la position de la majorité du CPT
Haïti à la croisée des chemins : la fin imminente du CPT sous haute tension
La Coalition Fanm Yo Deside exige une transition post-CPT courte, inclusive et encadrée