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Lambert et Latortue dénoncent une ingérence dans la justice haïtienne 

21 April 2026
This content originally appeared on juno7 - Haïti News.
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Les anciens présidents du Sénat Joseph Lambert et Youri Latortue ont publié, le 20 avril 2026, une déclaration publique dans laquelle ils expriment leurs préoccupations face à des propos attribués à l’ambassadeur du Canada en Haïti.

Dans ce document, les deux anciens sénateurs affirment avoir pris connaissance de déclarations publiques liées à une décision rendue par la Cour d’appel de Port-au-Prince dans une affaire les concernant.

Ils estiment que toute prise de position publique portant sur une décision de justice interne soulève des préoccupations sérieuses quant au respect des principes fondamentaux régissant les relations entre États, notamment ceux de souveraineté et de non-ingérence.

Selon eux, les décisions rendues par les juridictions nationales relèvent exclusivement de l’ordre juridique interne et participent à l’exercice souverain de l’autorité de l’État. Elles ne sauraient, en conséquence, faire l’objet d’appréciations publiques susceptibles d’en altérer la portée ou d’en fragiliser la perception.

Dans ce contexte, Joseph Lambert et Youri Latortue jugent essentiel que les représentants diplomatiques accrédités en Haïti observent, en toutes circonstances, la réserve et la prudence requises par leurs fonctions, en particulier lorsqu’il s’agit de questions relevant du fonctionnement des institutions judiciaires.

Ils rappellent également que l’indépendance de la justice constitue un pilier essentiel de l’État de droit. Toute déclaration publique susceptible d’être perçue comme une remise en cause de cette indépendance ne saurait, selon eux, être conforme à l’esprit de respect mutuel qui doit prévaloir dans les relations internationales.

Les deux anciens parlementaires soulignent enfin que la décision de la Cour d’appel de Port-au-Prince s’inscrit dans l’exercice normal des compétences reconnues par la Constitution et les lois de la République, et qu’elle mérite, à ce titre, d’être pleinement respectée.

Ils réaffirment leur attachement aux principes de souveraineté, d’indépendance des institutions et de respect de l’ordre juridique national, qu’ils considèrent comme le fondement de toute coopération internationale équilibrée et responsable.

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