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L’ONU prolonge de six mois le mandat de la Force de répression des gangs en Haïti 

29 September 2026
This content originally appeared on juno7 - Haïti News.
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Le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé, mardi 29 septembre 2026, de prolonger de six mois le mandat de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti. La mission restera ainsi autorisée jusqu’au 31 mars 2027.

La résolution a été adoptée par 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions, dont celle de la Russie.

Cette prolongation maintient également le dispositif de soutien logistique et opérationnel fourni à la FRG par le Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (UNSOH), pleinement opérationnel depuis avril 2026.

Lors des discussions ayant précédé le vote, les États-Unis ont défendu la nécessité de maintenir la dynamique autour de la force et de poursuivre le déploiement de ses contingents.

Le mandat de la FRG prévoit notamment des opérations coordonnées avec la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti afin de lutter contre les groupes armés, sécuriser les infrastructures essentielles et soutenir les efforts visant à renforcer l’autorité de l’État.

La décision du Conseil intervient quelques jours après l’intervention du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Le chef du gouvernement avait plaidé pour le renouvellement du mandat de la force internationale, tout en soulignant que la sécurité du pays devait progressivement reposer sur le renforcement des capacités nationales.

Dans cette perspective, le gouvernement haïtien a mis en avant plusieurs mesures destinées à renforcer les forces de sécurité du pays.

Selon les chiffres communiqués par le Premier ministre, plus de 2 000 policiers ont achevé leur formation, tandis que les Forces armées d’Haïti ont recruté 1 500 personnes supplémentaires.

L’objectif annoncé est de former 15 000 soldats supplémentaires au cours des trois prochaines années.

La prolongation du mandat de la FRG intervient alors que l’ONU continue de présenter cette force comme un dispositif destiné à soutenir, et non à remplacer, les institutions sécuritaires haïtiennes.

Le Conseil de sécurité avait déjà prévu que le renforcement progressif des capacités nationales devait permettre, à terme, un transfert croissant des responsabilités vers les autorités haïtiennes.

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