Banque mondiale : la croissance restera modeste en Amérique latine et dans les Caraïbes en 2026
La Banque mondiale prévoit une croissance régionale de 2,2 % en 2026, contre 2,4 % en 2025, et estime que l’intelligence artificielle pourrait devenir un nouveau levier de productivité pour les économies de la région.
L’économie de l’Amérique latine et des Caraïbes devrait continuer à progresser à un rythme modéré en 2026. Dans sa dernière mise à jour économique régionale publiée en octobre, la Banque mondiale prévoit une croissance du produit intérieur brut de 2,2 %, contre 2,4 % en 2025.
L’institution considère toutefois que cette évolution témoigne d’une certaine capacité de la région à absorber les chocs extérieurs, malgré un environnement économique international encore incertain.
Derrière cette moyenne régionale se cachent néanmoins des trajectoires différentes selon les pays. La Banque mondiale souligne que les économies ayant adopté des politiques jugées solides et durables enregistrent de meilleurs résultats en matière de croissance, d’investissement et de confiance des marchés.
Pour l’institution, l’un des principaux défis reste désormais la recherche de nouvelles sources de productivité.
C’est dans ce contexte que l’intelligence artificielle occupe une place centrale dans l’édition d’octobre 2026 du rapport consacré à l’Amérique latine et aux Caraïbes, intitulé « Harnessing the AI Transition ».
La Banque mondiale estime que la diffusion rapide de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale pourrait offrir à la région une occasion d’améliorer sa productivité, à condition que les pays soient en mesure d’en tirer parti.
Cette réflexion ne concerne pas uniquement l’Amérique latine et les Caraïbes. Dans ses différentes mises à jour économiques régionales publiées avant les réunions annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, l’institution consacre une place importante à l’impact potentiel de l’intelligence artificielle sur les économies en développement.
En Afrique subsaharienne, la Banque mondiale met notamment l’accent sur la nécessité de disposer d’une électricité fiable, d’une meilleure connectivité, de compétences adaptées, de données, d’infrastructures informatiques et d’institutions solides pour permettre une adoption efficace de l’intelligence artificielle.
En Asie de l’Est et dans le Pacifique, l’activité liée à l’IA soutient déjà certains pays intégrés aux chaînes d’approvisionnement technologiques, même si son utilisation demeure moins répandue que dans les économies avancées.
En Europe et en Asie centrale, l’institution estime également que l’intelligence artificielle pourrait contribuer à compenser le ralentissement de la productivité, alors que des contraintes liées aux capacités informatiques, aux données et à l’organisation des entreprises freinent encore son adoption.
Pour l’Amérique latine et les Caraïbes, le constat est donc double : la croissance demeure positive mais relativement faible, tandis que l’économie régionale doit trouver de nouveaux moteurs capables de stimuler durablement la productivité.
Pour Haïti, membre de la région caribéenne, cette analyse fournit un cadre régional de réflexion, mais les données présentées dans cette mise à jour ne permettent pas, à elles seules, d’établir une prévision spécifique pour l’économie haïtienne.
L’enjeu sera donc de distinguer les tendances régionales de la situation propre à chaque pays, alors que leurs capacités institutionnelles, technologiques et économiques restent très différentes.
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