Lors d’un meeting à Perry, en Géorgie, le président américain a employé une nouvelle variante de l’expression qui avait provoqué un tollé en 2018, en citant Haïti parmi quatre pays.
Huit ans après ses propos controversés à la Maison-Blanche, Donald Trump a de nouveau qualifié Haïti de « pays de merde ». Samedi 24 octobre 2026, lors d’un meeting de soutien à des candidats républicains à Perry, en Géorgie, le président américain a employé l’expression « shithouse countries », en citant la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie, selon le compte rendu de l’agence ANI.
S’en prenant au sénateur démocrate Jon Ossoff, il l’a accusé de soutenir un projet de loi destiné à faire venir des migrants de ces pays, qu’il a présentés comme « infestés de terroristes ».
Le texte évoqué vise à accorder le statut de protection temporaire (TPS) à des ressortissants haïtiens. Ce dispositif concerne des personnes déjà présentes aux États-Unis : sous réserve des conditions d’admissibilité, il permet de bénéficier temporairement d’une protection contre l’expulsion et d’une autorisation de travail. Il ne constitue pas un programme d’admission de nouveaux migrants.
En janvier 2018, selon plusieurs médias, Donald Trump s’était interrogé, lors d’une réunion sur l’immigration à la Maison-Blanche, sur la venue aux États-Unis de personnes issues de « pays de merde » — « shithole countries » en anglais. Il avait évoqué Haïti et des pays africains, en suggérant d’accueillir plutôt des Norvégiens. Il avait ensuite démenti avoir employé cette expression.
En décembre 2025, lors d’un meeting en Pennsylvanie, Donald Trump avait toutefois reconnu avoir utilisé ces mots et repris son argument en faveur de l’accueil de migrants de pays d’Europe du Nord.
Haïti, la Libye, la Somalie et le Yémen figurent par ailleurs parmi les pays dont les ressortissants sont soumis à une suspension d’entrée aux États-Unis décidée par son administration, avec certaines exceptions.
En Libye, Abdelhamid Dbeibah, chef du Gouvernement d’unité nationale, a réagi dimanche 25 octobre. Il a rejeté toute insulte contre son pays et sa population, affirmant que leur dignité ne devait pas devenir un sujet de querelles électorales. Il a également défendu des relations avec les États-Unis fondées sur le respect mutuel.
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