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Foule, musique et culture à El Rancho pour les 235 ans de la cérémonie de Bois-Caïman 

17 August 2026
This content originally appeared on juno7 - Haïti News.
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Sous le thème « Eritaj, Angajman, Libète », la troisième édition du Festival Bois-Caïman a réuni, le vendredi 14 août 2026 à Pétion-Ville, artistes, intellectuels et jeunes autour de la mémoire historique et de l’identité haïtienne.

La troisième édition du Festival « Bwa-Kayiman » s’est tenue le vendredi 14 août 2026 à El Rancho, à Pétion-Ville. Organisé par la Jeunesse Engagée pour la Renaissance d’Haïti (JERH), l’événement a marqué le 235e anniversaire de la cérémonie historique du Bois-Caïman, considérée comme un moment fondateur de la révolution haïtienne. Les activités, lancées à 14 heures, se sont poursuivies jusqu’au début de la matinée du 15 août.

Placée sous le thème « Eritaj, Angajman, Libète » — héritage, engagement, liberté —, cette édition a mis l’accent sur la nécessité de préserver la mémoire nationale et de renforcer le lien des jeunes générations avec l’histoire et la culture haïtiennes. À travers ce festival, la JERH entend faire de la transmission du patrimoine un levier de réflexion et d’engagement citoyen.

Dès l’entrée du centre de convention, une ambiance particulière a été installée à travers des décors et des symboles inspirés des traditions ancestrales haïtiennes. Cette mise en scène invitait les participants à renouer avec la dimension historique et spirituelle associée à la cérémonie du Bois-Caïman du 14 août 1791.

La programmation a également accordé une place importante aux arts. Expositions, séances de live painting et performances de body painting ont animé l’espace, offrant aux artistes l’occasion d’exprimer leur vision de l’histoire, de l’identité et de la culture haïtiennes. Le public a notamment découvert « Jou bare nou », une performance artistique retraçant de manière scénique les événements de la nuit du 14 août 1791.

Le volet éducatif a constitué un autre temps fort du festival. Des conférences-débats réunissant intellectuels et universitaires ont porté sur l’histoire nationale, la mémoire collective et l’engagement citoyen. Les échanges ont notamment permis de questionner la place de la jeunesse dans la sauvegarde du patrimoine et dans la construction d’une société haïtienne davantage consciente de son histoire.

Plusieurs groupes et artistes ont aussi animé la soirée, donnant au public l’occasion de danser et de chanter pendant une bonne partie de l’événement.

À travers cette troisième édition, la JERH a voulu dépasser la simple commémoration pour proposer un espace de rencontre entre histoire, culture, création artistique et engagement. Le Festival Bwa-Kayiman s’inscrit ainsi dans une démarche visant à maintenir vivante la mémoire du 14 août 1791 et à encourager les jeunes Haïtiens à mieux connaître leur héritage historique.

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