À Washington, le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Ronald Gabriel, a plaidé pour une meilleure adaptation des ressources internationales aux besoins des pays les plus fragiles.
Cette intervention s’est tenue en marge des Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, où les délégations haïtiennes ont participé à plusieurs rencontres stratégiques, notamment la réunion ministérielle du G24 organisée le 14 avril.
Dans un contexte marqué par la multiplication des crises économiques et la hausse des prix des produits essentiels, le gouverneur haïtien a estimé que les économies vulnérables subissent une pression croissante.
Selon lui, les hausses des prix des produits pétroliers et alimentaires, combinées à la réduction de l’aide internationale et au durcissement des politiques migratoires, aggravent la situation des pays fragiles.
Prenant le cas d’Haïti, il a évoqué les effets cumulés de ces chocs sur une économie déjà confrontée à des difficultés structurelles, notamment en matière de finances publiques et de conditions de vie.
Face à cette situation, Ronald Gabriel a appelé à des mesures concrètes de la part de la communauté internationale, notamment à travers une meilleure répartition des ressources du FMI.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance internationale afin de mieux représenter les pays vulnérables dans les instances de décision.
« Les pays en situation de conflit ne peuvent se permettre d’attendre », a-t-il déclaré, appelant à accélérer les discussions sur l’accès aux ressources.
Dans ce contexte, les autorités haïtiennes estiment que les mécanismes actuels doivent évoluer pour répondre plus efficacement aux défis des économies fragiles.
À lire aussi :
Related News
Assassinat de Jovenel Moïse : un projet évoqué pour faire disparaître le corps
Haïti : 500 chèques de subvention scolaire distribués ce 11 avril à Delmas
Leadership féminin : LHUPC mobilise des femmes à Pétion-Ville