À moins d’un mois de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, fixée au 7 février 2026, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) intensifie sa pression sur les acteurs politiques haïtiens. Dans une déclaration publiée le 9 janvier, le Groupe des personnalités éminentes (GPE) se dit préoccupé par l’absence persistante d’un accord politique.
Depuis plusieurs mois, la CARICOM tente de faciliter un processus politique conduit par les Haïtiens eux-mêmes. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par une crise sécuritaire, institutionnelle et politique profonde. Toutefois, malgré plusieurs propositions rendues publiques, aucun consensus n’a émergé sur un nouveau cadre de gouvernance après la transition.
Selon le Groupe des personnalités éminentes, ce blocage fragilise les efforts de stabilisation du pays. C’est pourquoi l’organisation appelle les dirigeants politiques, les acteurs de la société civile et les forces vives à faire preuve de responsabilité. Elle les invite à placer l’intérêt national au-dessus des calculs partisans.
Par ailleurs, la CARICOM avertit qu’un échec à parvenir à un accord avant le 7 février pourrait avoir des conséquences sérieuses. Haïti reste déjà confrontée à une insécurité persistante et à une instabilité institutionnelle prolongée. Pour le GPE, la marge de manœuvre se réduit rapidement.
« Le temps presse », insiste le groupe. Il exhorte l’ensemble des parties à saisir cette dernière fenêtre de dialogue afin d’éviter une nouvelle phase d’incertitude politique et institutionnelle.
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