Le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti a participé à la présentation des conclusions de la première Évaluation nationale des risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
Le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Ronald Gabriel, a pris part ce mercredi à la cérémonie de présentation des conclusions de la première Évaluation nationale des risques (ENR) liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
L’activité, organisée par le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique, s’est tenue à l’Hôtel Montana en présence de membres du gouvernement, de représentants du secteur financier et de partenaires internationaux.
Dans son intervention, Ronald Gabriel a souligné que ce rapport constitue une étape importante pour Haïti. Selon lui, cette évaluation offre une vision plus claire de la situation du pays face aux menaces de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, tout en mettant en évidence les vulnérabilités existantes ainsi que les capacités institutionnelles susceptibles de renforcer le dispositif national.
Le gouverneur a indiqué que les conclusions du rapport révèlent un niveau global de risque élevé, caractérisé par des menaces significatives et des fragilités persistantes. Il a toutefois précisé que ce constat doit être compris comme une démarche de responsabilité, soulignant que l’identification et l’analyse des risques constituent une étape essentielle pour mieux les atténuer.
Ronald Gabriel a également rappelé le rôle central de la Banque de la République d’Haïti dans la protection de l’intégrité du système financier national. Depuis l’intégration d’Haïti au Groupe d’Action Financière de la Caraïbe (GAFIC) en 2001, l’institution assure la supervision des banques et des institutions financières, veille au respect des obligations de vigilance et renforce les exigences en matière de gouvernance, de contrôle interne et de gestion des risques.
Il a aussi insisté sur l’importance de la coopération internationale et de la coordination entre les institutions nationales engagées dans la lutte contre le blanchiment. À travers le Comité national de lutte contre le blanchiment des avoirs (CNLBA), la BRH participe aux travaux du GAFIC et aux échanges techniques visant à améliorer l’efficacité du dispositif national.
Selon le gouverneur, le blanchiment de capitaux ne se limite pas à des flux financiers illicites. Il contribue également à renforcer la criminalité organisée, à fragiliser les institutions et à perturber l’économie nationale. Il a averti que l’érosion de la confiance dans le système financier peut affecter les relations bancaires internationales et réduire les investissements.
Face à ces défis, la Banque de la République d’Haïti entend poursuivre ses actions autour de trois axes principaux : le renforcement de la supervision basée sur les risques, la consolidation de la coopération interinstitutionnelle avec les autorités compétentes et la promotion d’une culture nationale d’intégrité financière.
Pour Ronald Gabriel, la stabilité financière constitue un bien public qui engage l’ensemble des institutions du pays. Il a estimé que les conclusions de cette évaluation doivent désormais être transformées en actions concrètes afin de démontrer des progrès mesurables lors des prochaines évaluations internationales.
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