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Selon Jerry Tardieu, 2026 pose trois défis majeurs à Haïti 

01 January 2026
This content originally appeared on juno7 - Haïti News.

 

En ce 1er janvier 2026, l’ancien député de Pétion-Ville Jerry Tardieu a adressé un message de Nouvel An à la nation haïtienne. Dans ce texte à portée politique, il dresse un constat sévère de la situation du pays et identifie trois défis auquel Haïti devra faire face en 2026 : la gouvernance de l’après 7 février, la sécurité et l’organisation des élections. La rédaction de Juno7 décrypte l’intégralité du message de Jerry Tardieu publié sur la page Facebook du parti En Avant dont il est le fondateur.

Selon Jerry Tardieu, le pays termine l’année dans un climat d’incertitude, de frustrations et de dégradation continue des conditions sécuritaires et socio-politiques depuis l’installation du Conseil présidentiel de transition en avril 2024. Il estime que l’économie a reculé et que l’État n’est pas parvenu à reprendre le contrôle des territoires occupés par les gangs armés, malgré la proclamation de l’état d’urgence sécuritaire dans plusieurs départements.

Dans ce contexte, l’ancien parlementaire observe une scène politique où les propositions de sortie de crise se multiplient sans réelle convergence. Il évoque une pré-campagne électorale marquée par des intérêts particuliers, au détriment de l’intérêt général, et considère que l’année 2026 s’ouvre avec trois grands défis pour le pays.

Le premier défi est celui de la gouvernance. Jerry Tardieu rappelle que le mandat du Conseil présidentiel de transition arrive à échéance le 7 février 2026 et qu’aucune prolongation n’est prévue par le décret du 23 mai 2024. Il indique que son parti, En Avant, participe à des consultations avec d’autres forces politiques et des organisations de la société civile afin de proposer une formule consensuelle de gouvernance pour éviter un vide institutionnel. Il se dit confiant quant à la possibilité de présenter, dans les prochains jours, une proposition capable de rassembler.

Le second défi, qu’il juge fondamental, concerne la sécurité. La capitale reste, selon lui, largement sous l’emprise de groupes armés. Il s’interroge sur la capacité de la Force de suppression des gangs à produire des résultats durables, soulignant que son efficacité dépendra d’une coordination claire avec la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti. Il plaide pour une répartition précise des rôles, estimant que la reconquête des territoires et la sécurisation des axes stratégiques conditionnent toute perspective de stabilisation.

Le troisième défi est électoral. Jerry Tardieu prend note de la publication d’un décret et d’un calendrier électoral, tout en rappelant que le Conseil électoral provisoire lui-même a posé des conditions préalables liées à la sécurité et aux moyens opérationnels. Il salue l’ouverture faite au vote des Haïtiens vivant à l’étranger, qu’il considère comme une avancée historique, tout en appelant à une clarification rapide des modalités pratiques afin de garantir un processus inclusif et crédible.

En conclusion, l’ancien député estime qu’Haïti se trouve à un moment charnière. Si l’année 2026 comporte des risques et des incertitudes, elle porte également, selon lui, des opportunités à capter. Il appelle à un sursaut collectif pour sortir d’une transition qu’il juge trop longue et émet le vœu qu’Haïti soit bientôt doté d’institutions et d’autorités légitimes, capables de rétablir l’ordre, l’autorité de l’État et la confiance des citoyens.

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