Michel Martelly comparaît devant la Cour d’Appel dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse
L’ancien président doit répondre aux questions du juge Jean Denis Cyprien pour la deuxième fois depuis le début de l’enquête.
L’ancien président haïtien Michel Joseph Martelly s’est présenté ce lundi 20 juillet 2026 devant la Cour d’Appel, où il doit répondre aux questions du juge Jean Denis Cyprien dans le cadre du dossier relatif à l’assassinat du président Jovenel Moïse. Il s’agit de sa deuxième comparution depuis le début de cette enquête.
Selon Fildor PQ Egeder, photojournaliste de Juno7 présent sur les lieux, aucune foule importante ni bande rara n’a été remarquée pour accueillir l’ancien chef de l’État à son arrivée.
Michel Martelly, qui n’a pas répondu aux questions des journalistes, s’est contenté de saluer quelques personnes présentes avant de monter à l’intérieur du bâtiment pour rencontrer le juge chargé du dossier.
L’ancien président est rentré en Haïti le mercredi 15 juillet 2026, après plusieurs années passées en Floride, alors que l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse connaît un regain d’activité.
Son retour intervient également dans un contexte marqué par les sanctions internationales dont il fait l’objet. Le 20 août 2024, le département américain du Trésor l’a sanctionné, l’accusant d’avoir utilisé son influence pour faciliter le trafic de stupéfiants, collaboré avec des trafiquants et soutenu plusieurs gangs armés en Haïti.
Le Canada avait déjà imposé des sanctions à Michel Martelly en novembre 2022, l’accusant de soutenir les activités de groupes armés et de contribuer à l’instabilité du pays.
Ces sanctions administratives ne constituent toutefois pas des condamnations pénales. À ce jour, aucun tribunal n’a reconnu Michel Martelly coupable des faits allégués dans le cadre de ces mesures.
En Haïti, l’ancien président est également mis en cause dans un rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) portant sur ses déclarations de patrimoine. L’institution y relève notamment des omissions, de présumées fausses déclarations ainsi que des incohérences concernant certains de ses avoirs.
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