Élections : REKONSILYE réclame un calendrier prévoyant l’installation des élus en 2027
Dans une note datée du 15 octobre, la plateforme demande au CEP de publier un calendrier définitif avant la fin du mois. Elle réclame également le remplacement du dispositif d’enregistrement des électeurs et accuse le pouvoir d’utiliser les moyens de l’État à des fins électorales.
La plateforme REKONSILYE réclame la publication, au cours du mois d’octobre 2026, d’un calendrier électoral définitif prévoyant l’installation des pouvoirs exécutif et législatif ainsi que des autorités locales pendant l’année 2027. Dans une note de presse datée du 15 octobre, à Port-au-Prince, elle demande un calendrier qu’elle souhaite crédible et acceptable.
La plateforme prend acte de la publication du nouveau décret électoral, mais estime que les délais entourant cette publication ont entraîné de nouveaux retards dans les préparatifs du scrutin initialement prévu le 13 décembre 2026.
Le 5 octobre, le Conseil électoral provisoire (CEP) avait annoncé la prolongation jusqu’au 31 octobre de l’inscription en ligne des candidats et du dépôt des pièces requises. Il avait également reporté la période de campagne électorale, dont les nouvelles dates doivent être communiquées dans un calendrier actualisé.
REKONSILYE demande par ailleurs au CEP de supprimer le processus actuel d’enregistrement des électeurs, qu’elle juge inefficace, et de le remplacer par un dispositif fonctionnel et accessible. Selon elle, ce changement doit permettre à toutes les citoyennes et à tous les citoyens remplissant les conditions requises d’exercer leurs droits politiques.
La plateforme accuse également le pouvoir en place d’instrumentaliser l’appareil d’État à des fins électorales dans l’ensemble des départements. Elle réclame la cessation de toute utilisation des ressources et des moyens publics au bénéfice des structures politiques affiliées au pouvoir. La note ne présente toutefois pas de cas précis permettant d’étayer cette accusation.
Parmi ses exigences figure aussi la garantie de l’exercice des droits politiques sans entrave ni pression, dans un environnement sécuritaire acceptable.
Évoquant les difficultés économiques et la dégradation de la sécurité, REKONSILYE appelle le gouvernement à mobiliser les pouvoirs publics pour assister la population, notamment dans les quartiers vulnérables. Elle reproche aux plus hautes autorités un « silence complice » face à cette situation.
La plateforme invite enfin les autorités compétentes, les acteurs politiques, la société civile et la communauté internationale à agir de manière concertée en faveur d’élections libres, inclusives, transparentes et crédibles.
La note porte les noms d’Arios Jn charles et de Moseline Pierrre-Louis, pour la plateforme REKONSILYE.
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