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La ministre Sandra Paulemon plaide à l’ECOSOC pour des ODD mieux adaptés aux pays vulnérables 

17 July 2026
This content originally appeared on juno7 - Haïti News.
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La titulaire du MPCE appelle à une réforme du financement international du développement et à une mise en œuvre des Objectifs de développement durable tenant davantage compte des crises sécuritaires, économiques, climatiques et institutionnelles.

La ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra Paulemon, a plaidé, jeudi, en faveur d’une meilleure adaptation des Objectifs de développement durable aux réalités des pays en développement confrontés à des crises multiples.

Elle intervenait lors du Segment de haut niveau du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), consacré à l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda 2030.

Prenant la parole comme répondante lors d’un panel ministériel, Sandra Paulemon a estimé que les progrès accomplis dans la réalisation des ODD demeurent insuffisants et inégalement répartis à travers le monde.

Selon elle, la succession des crises sécuritaires, économiques, climatiques et humanitaires compromet les avancées réalisées dans plusieurs États vulnérables et limite leur capacité à atteindre les objectifs fixés pour 2030.

Dans ce contexte, la ministre a appelé à une réforme des mécanismes internationaux de financement du développement.

Elle estime qu’une accélération crédible des ODD nécessite un accès plus équitable aux ressources financières, aux technologies et aux capacités de développement.

Sandra Paulemon a également plaidé pour une réforme de l’architecture financière mondiale afin d’accorder une place plus importante aux pays en développement dans la gouvernance économique internationale.

La titulaire du MPCE a invité les États membres à repenser la mise en œuvre des ODD afin qu’elle tienne davantage compte des réalités nationales.

Selon elle, les objectifs de l’Agenda 2030 doivent conserver leur caractère universel, mais leur application doit intégrer les vulnérabilités particulières des pays confrontés à des chocs sécuritaires, institutionnels, économiques ou climatiques.

Évoquant le cas d’Haïti, la ministre a insisté sur la nécessité de mieux prendre en considération la vulnérabilité multidimensionnelle des États de la Caraïbe dans les critères d’accès aux financements internationaux.

Elle a souligné que l’insécurité affecte directement la mobilité de la population, l’accès aux services publics, l’éducation, les activités économiques, la production agricole et la cohésion sociale.

Malgré ces difficultés, Sandra Paulemon a affirmé qu’Haïti entend dépasser le seul discours de la crise.

Elle a présenté la vision des autorités haïtiennes, fondée sur une planification publique cohérente, territorialisée et orientée vers des résultats concrets.

Selon la ministre, les Objectifs de développement durable doivent produire des effets visibles dans les collectivités locales, notamment par le développement d’infrastructures de proximité, d’établissements scolaires, de centres de santé, de bassins de production et de services essentiels.

Elle a rappelé que les priorités du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé portent notamment sur le rétablissement de la sécurité, le renforcement de la planification territoriale, les investissements dans les infrastructures économiques et sociales, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, le soutien à l’agriculture et aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’un meilleur alignement de la coopération internationale sur les priorités nationales.

La ministre a expliqué que cette stratégie repose également sur le principe du « nexus humanitaire-paix-développement », qui vise à mieux articuler l’aide d’urgence, la consolidation de la paix et les investissements à long terme afin de favoriser une stabilité durable et un développement inclusif.

Au cours de son intervention, Sandra Paulemon a annoncé l’intention d’Haïti de lancer, dès 2027, un exercice d’auto-évaluation volontaire des Objectifs de développement durable.

Selon elle, cette démarche permettra d’évaluer les progrès accomplis, d’identifier les obstacles persistants et de renforcer l’intégration de l’Agenda 2030 dans les politiques publiques nationales.

À travers cette prise de parole devant l’ECOSOC, Haïti a réaffirmé son plaidoyer en faveur d’une gouvernance mondiale plus équitable, d’un financement international mieux adapté aux réalités des États vulnérables et d’une coopération renforcée au service d’un développement durable plus inclusif.

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